Asie : les marchés restent fébriles malgré Yellen (FED)

Crédit photo © Reuters (Boursier.com) —Le 25 /09/2015 . Alors que Janet Yellen a estimé jeudi soir que les perspectives de l'économie des Etats-Unis semblaient "généralement solides", de quoi justifier une première hausse des taux directeurs avant la fin de l'année, les marchés financiers asiatiques tentent de retrouver leurs repères après une séquence de grande volatilité ces derniers temps, au cours des séances qui ont suivi le statu monétaire de la Fed. La Bourse de Tokyo remonte de 1,7%, Hong Kong reprend 0,3%, Seoul est quasiment stable. En revanche, Shanghai perd 1,2% et Singapour recule de 0,4%. Dans le cadre d'une intervention à l'Université du Massachusetts, la patronne de la banque centrale US a précisé que la banque centrale américaine commencerait "probablement" à relever ses taux d'intérêt "plus tard dans l'année". "La plupart des membres du Comité, dont moi-même, prévoyons pour l'instant que les conditions (...) vont probablement permettre une première hausse des taux sur les fonds fédéraux plus tard cette année, suivie par un rythme graduel de resserrement des taux ensuite", a-t-elle indiqué. La présidente de la Fed a estimé que les perspectives de l'économie des Etats-Unis semblaient "généralement solides", un terme un peu plus optimiste que le terme de "croissance modérée" employé il y a une semaine. Elle s'est aussi dite confiante sur le fait que l'inflation annuelle, actuellement proche de zéro, remonterait vers l'objectif de 2% de la Fed "d'ici à 2 à 3 ans". Sur les devises, la réaction a été plutôt favorable au dollar qui remonte face à l'euro, à 1,1160 entre banques ce vendredi... La Rédaction — ©2015, Boursier.com le 25 09 2015 à 08h26 7 réactions à cet article : participez à la discussion

      theodorum  - Le 25/09/2015 à 19h06 
      "Elle s'est aussi dite confiante sur le fait que l'inflation annuelle, actuellement proche de zéro, remonterait vers l'objectif de 2% de la Fed "d'ici à 2 à 3 ans".

Elle se trompe, ce sera comme le Japon. Le monde connaît une baisse de la demande et on fait une politique de l'offre. Cela a marché par développement de la dette partout. Nous sommes entraînés dans une compétitivité qui ruine la demande. Les robots améliorent la 1ère mais diminuent la 2ème, celle qui fait défaut. Il faut en sortir !

      theodorum  - Le 25/09/2015 à 19h15 
      Ce n'est pas le progrès qui crée le chômage, c'est la concurrence. Celle-ci doit diminuer et la solidarité, qui est son contraire augmenter.

Remplacer les cotisations par la TVA permettrait de diminuer cette concurrence, concurrence excessive et qui empêche de produire pour les demandes non compétitives. Concurrences déloyales aussi et surtout, où le consommateur cherche les meilleurs prix et que le consommateur favorise donc, avec la complicité de l' État, qui n' innove pas !

      theodorum  - Le 25/09/2015 à 20h01 
      Avec la TVA à la place des charges le consommateur redevient citoyen et la croissance, une croissance modérée, peut repartir. Augmenter les salaires et embaucher serait plus facile par découplage des salaires et des charges. Les petites entreprises regagneraient de la compétitivité et les banques retrouveraient des emprunteurs crédibles, ce que des prix ou pouvoir d'achat en miettes ne fait pas. Les robots cotiseraient pour la santé et les retraites, ils serviraient à diminuer la durée du travail
      theodorum  - Le 25/09/2015 à 20h10 
      2 mesures complémentaires sont nécessaires pour que les demandes non compétitives le deviennent, dont une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée, appliquée aussi aux banques ! Avec déduction des salaires effectifs dans la limite de 2 SMIC.Sur les 50 % disponibles on pourrait payer plus. D'une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée assortie d'un crédit d'impôt on pourrait déduire 1 SMIC, cette taxe étant comprise dans les 50 % d'indexation de la Masse Salariale. Tout est relatif !
      theodorum  - Le 25/09/2015 à 20h18 
      Vaste programme ! Difficile d'imaginer convaincre les milieux financiers, mais cela sera nécessaire pour éviter le chaos, pas que climatique !A propos de réchauffement climatique il conviendrait aussi de supprimer la CSG et de redistribuer une partie de la TIPP pour la rendre progressive, comme la TVA, par une redistribution partielle forfaitaire, ce qui permettrait de l'augmenter fortement et la faire participer aux différents financements comme prévu par la Commission européenne. Cela sans dette
      theodorum  - Le 25/09/2015 à 21h28 
      Les dettes accumulées et le chômage nous mettent dans une mauvaise posture au sujet des migrants, ce qui nous accule dans nos retranchements.

Est-ce que nos dirigeants oseront poursuivre cette politique de concurrence à outrance et reculeront toujours l'âge de la retraite alors que les jeunes n'ont pas de boulot ? Ce n'est pas impossible, comme l'avait prévu Jacques Duboin annonçant la misère dans l'abondance ! Car nous sommes en société de consommation, la preuve: qui ne fait pas de publicité ?

      theodorum  - Le 25/09/2015 à 22h13 
      "Le Progrès nous oblige à être généreux ou il se retourne contre nous" écrivais-je au Monde le 16 Avril 1984 au sujet de la crise de la sidérurgie.

" Aidons les pays pauvres à produire pour eux, et chez eux ! " ajoutais-je. Aidons aussi les pauvres de chez nous à produire pour eux en subventionnant l'emploi plutôt que le chômage ! La taxe de 20 % avec crédit d'impôt permettrait d'effacer les rentes de situation des gros faiseurs qui exigent des producteurs des remises indues ou dues au chantage! C'est cette dépendance excessive vis à vis du marché qui le déséquilibre et qu'il faut diminuer !