"Votre projet rejoint d'assez près ce que nous proposons nous-mêmes. Depuis longtemps le Parti Socialiste en effet, et plus spécialement François Mitterrand, propose que les charges sociales des entreprises reposent non plus sur les salaires des employés, mais sur la valeur ajoutée qu'elles réalisent. Une telle mesure, ainsi que vous le suggérez vous-même, favoriserait beaucoup la création d'emplois." En fait les socialistes ont butté sur le caractère injuste de la taxe sur la valeur ajoutée que leur allié, le Parti communiste, avait tant stigmatisé en le Baptisant "Tout Va Augmenter ". Le problème pouvait être résolu par une redistribution générale, partielle et forfaitaire de cette taxe lui enlevant son caractère injuste car rendant aux catégories modestes ce qu'elles étaient amenées à payer, comme je le suggère ci-dessous pour la Grèce, qui n'est pas de taille à supporter le libre-échangisme Européen, surtout avec une monnaie forte l'empêchant de dévaluer. Seule solution la création d'une TVA de 50 % à la place des charges sociales ou un droit d'accise égal sur tous les produits importés ou pas. Il faut qu'ils produisent eux-mêmes ce qu'ils consomment, enlevant aux consommateurs la tentation d'échapper à la solidarité ! Le débat sur l'augmentation de la CSG ou de la TVA en remplacement des charges sociales a montré que l'instauration d'une telle TVA équivalait à une dévaluation pour certains économistes. En fait c'est même mieux puisque si les prix à l'export baissent, les prix des produits importés n'augmentent pas pour les entreprises qui récupèrent la TVA. La supériorité du droit d'accise sur la valeur ajoutée est que celle-ci a un impact proportionnel seulement. Mais avec une TVA de 50 % l'essentiel est assuré car elle touche aussi les marges excessives des importateurs et intermédiaires. La production locale bénéficie elle des baisses de charges sociales, donc aussi les consommateurs. L'inconvénient d'une taxe indirecte ne tenant pas compte des revenus peut-être annulé par une redistribution partielle forfaitaire de la TVA récoltée et qui devient ainsi d'un impact progressif, comme cela avait été envisagé pour la taxe carbone, idée que j'avais suggéré en 1975 au Président Giscard pour combattre la crise du pétrole. Une telle taxe peut être d'autant plus lourde qu'elle est très juste, tout en mettant à découvert les gros revenus ! Même s'ils ne sont pas déclarés ! L'entêtement prétentieux de Mr Hollande va bientôt se fracasser sur la réalité, car, comme disait un jour Jean Boissonnat « Les faits sont têtus », plus que lui-même !