Lorient, le 3 août 2010.

Mr le Premier Ministre

Hôtel Matignon

75007 PARIS

Monsieur,

Je me suis fait soigner 2 dents au début de l'année et j'ai été très étonné du montant demandé : 306 €. Le dentiste, gêné, m'a dit « cela ne vous coûtera rien ! » J'ai été donc surpris quand j'ai vu qu'on ne me remboursait que 214 €. Sur le coup j'ai pensé en faire la remarque à mon dentiste, mais n'en ai rien fait , me rappelant aussi que je n'avais pas de mutuelle, qui aurait sans doute bouché une partie du trou. Aussi j'ai été très surpris cette semaine en réglant une série de séances chez un kiné de m'entendre réclamer la «  part mutuelle » en tout et pour tout ! Cela me rappelle aussi la raison de mon arrêt d'assurance mutuelle il y a plus de 10 ans : mon assureur justifiait une augmentation importante de ses tarifs par le fait que les consommateurs ne voulaient pas restreindre leur consommation ! Je ne voulais plus être solidaire d'irresponsables ! Encore que, finalement, je subis quand même l'augmentation des prix, sauf que je ne paie pas d'avance, et que , donc, je modère ma consommation. Je m'applique le ticket modérateur, que le gouvernement n'osa pas imposer il y a une dizaine d'années environ, alors qu'il devrait être d'ordre public ! C'est là qu'on voit que l'assistance peut nous coûter plus cher que la solidarité et la multitude des droits plus cher qu'un partage du travail, à l'envers de la concurrence, - qui ne donne droit à consommer que si on est compétitif, même si on réduit la production de ce fait ! - grâce à une subvention d'un fixe par emploi financée par l ' impôt – les conseilleurs doivent être les payeurs et imposer aux entreprises une charge qu'on trouve normal d'éviter en cherchant les prix les moins chers, sans chercher à comprendre , est hypocrite, car l' Economie ce n'est pas si compliqué que ça ! - et à un partage légal d'une part substantielle de la valeur ajoutée , donc des emplois pour tous et la fin de tous les déficits ! Bien sûr nous changeons de système, celui de la concurrence-panacée, mais n'en est-il pas plus que temps ? Je sais que j'ai infiniment peu de chance d'être entendu, moins peut-être qu'un naufragé comptant sur une bouteille confiée à la mer, mais au moins j'aurai essayé ! Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations les plus respectueuses pour votre fonction.

L