Forum Économie de Boursier.com du 14/15 Mai 2014

Retour sur un commentaire pertinent.

Je reviens sur la déclaration très pertinente d'une femme d'artisan reproduite plus haut.
Donc, non seulement les asiatiques– pour l'essentiel, mais pas exclusivement – par la concurrence des produits qu'ils nous vendent,éliminent une demande consistante chez nous, mais, en plus, ne nous offrent, en remplacement, qu'une demande très faible tellement ils sont exploités et peu payés malgré des horaires doubles des nôtres. Cela s'appellerait de la solidarité ?
Donc ils produisent beaucoup = nous perdons beaucoup d'emplois, bien plus que cela ne pèse en monnaie ( je dirais ...de singe, si cela n'avait pas de connotation raciste, mais ça dit bien la réalité )-cela a donc échappé à nos experts qui trop loin du terrain ne regardent que les chiffres,alors qu'à l'inverse nous leur vendons du luxe et de la technologie dont les montants pèsent – du fait des hauts salaires des ingénieurs et des ouvriers très qualifiés, infiniment plus que le nombre d'emplois que cela nous procure. Il y a là un effet de ciseaux ! Et, en plus, notre balance est déficitaire  !
Globalement nous gagnons un emploi quand nous en perdons cent ! Et cela fait 40 ans que cela dure. Et, sans rien changer au modèle, benoîtement, on attend le retour de la Croissance – une croissance sans dette ? On n'en parle pas ! - sans remettre en question un modèle que les ETAS-UNIS veulent imposer au Monde, comme si tout allait bien et comme si la planète pouvait le supporter !
Les rémunérations excessives , qu'il s'agisse des notaires ou des huissiers, nuisent à la fluidité de l' Économie et des échanges, car elles stérilisent une demande potentielle au profit d'une demande excessive source d'inflation ou d'épargne stérile en période de crise.
Considérer ce modèle libéral comme la perfection constitue une ignominie !

Nos grandes entreprises nous enfoncent !

Le pire est que ces grandes entreprises exportatrices paient peu d'impôt sur les bénéfices car elles ont des succursales dans les paradis fiscaux, comme toutes les multinationales.
Imposer la valeur ajoutée brute est bien la solution.
"L' Europe en crise, que faire ?" de Maurice Allais, -Prix Nobel d'économie - été 2005 :
"De 1950 à 1974 le taux moyen de croissance du PIB a été de 4%. De 1974 à 2000 il a été de 1.6%, soit une baisse de 60%" ... et par accroissement équivalent de la dette !
"Incontestablement cela résulte de la délocalisation des activités industrielles et des investissements financiers. si la politique libre-échangiste de Bruxelles n'avait pas été appliquée le PIB réel par tête d'habitant serait plus élevé de 30 %." ...et la dette nulle !

A propos de délocalisations des investissements financiers, dans un article « Le temps des pauvres et les raisons de la colère » paru le 3 Février 1996 dans La Croix, Mr René Deveaux , ingénieur Ensia, écrivait : «  Rien ne justifie le pouvoir politique sinon son aptitude à mettre l' économie au service de l'homme : il lui appartient donc de rendre à la solidarité nationale ce qui lui revient de droit, en établissant une assiette de prélèvement conforme à l'esprit de la loi d'où elle est issue.En cette fin de siècle, cela consiste à alimenter les caisses de la Sécu par un prélèvement sur les plus-values brutes des entreprises afin de supprimer progressivement les parts patronale et salariale des prélèvements sociaux : il réintègre automatiquement dans les ressources sociales les profits des investissements et des productions « mondialisées ». Il permet de maintenir le système par répartition, seul garant d'une solidarité efficace. »
La solution passe par une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée brute qui dissuaderait des importations qui exploitent la misère, car seule la valeur ajoutée produite en France serait déductible de la taxe de 50 %.
Pour compléter la panoplie une imposition de la valeur ajoutée en remplacement des charges sociales s'impose !
Il ne serait pas interdit d'exploiter la misère du Monde mais plus du tout intéressant !
Moyennant ces mesures on n'aurait plus besoin de favoriser les entreprises exportatrices pour équilibrer la balance des paiements et on pourrait ( l' ÉTAT ) aider les pays pauvres à se développer et à produire pour eux et chez eux !