Forum Économie de Boursier.com le 4 Avril 2014

L' objectif de 3 % de déficit encore reporté au nom de la Croissance !

Croissance, que de crimes en ton nom !

Les gros voudraient bien partager...le surplus ! Plus tard ! C'est-à-dire jamais! La croissance est partie à l' Est avant d'aller vers le Sud ! Et on trouvera encore longtemps des pauvres à exploiter ailleurs ! Maurice Faure, le dernier signataire du traité de Rome, qui vient de mourir, avait des raisons d'être pessimiste !
En attendant, chez nous, des gens désespèrent et se suicident ( 2 dirigeants de PME par jour, 1 agriculteur tous les 2 jours, etc...) sans compter ceux qui se suicident à petit feu par la drogue ou par l'alcool.
C'est cela la concurrence, à l'abri de laquelle sont les dirigeants, incompétents mais repus et imbus d'eux-mêmes. Ils disent qu'il faut partager mais ne le font pas, qu'il faut être performant pour avoir le droit de vivre dignement, comme si il n'y en avait pas assez pour tout le monde !
Or, contre le chômage, la Croissance n'est pas nécessaire !

On n'arrête pas le progrès, constate le bon sens populaire. Augmenter la productivité permettrait aussi de diminuer le temps de travail. Qu'est-ce qui l'empêche ? La Concurrence ! Dans un texte publié en 1973, intitulé "Le rôle de l' ÉTAT sans l' Économie ou le procès du libéralisme " j'écrivais :
"Dans ce contexte, l'intérêt de l'argent placé d'un coté, dû de l'autre, la publicité et les investissements encouragés par la fiscalité, les rabais proposés au consommateur, aggravent le mouvement et je ne vois pas comment on pourrait résoudre le problème en poussant la croissance, sinon par le vide, c'est-à-dire le chômage. Inutile d'essayer d'en sortir tant qu'on n'y a rien compris."
Concernant les délocalisations j'ai fait changer d'avis le Pr Pierre Bauchet en 1996, Président de l' Université Paris I Sorbonne à l'époque, rejoignant celui de Maurice Allais , seul Prix Nobel d' Économie Français .
La concurrence est utile jusqu'à un certain point. Une part de solidarité aussi ! Entre autres mesures radicales, car peu nombreuses, 3 , une dose de solidarité consisterait en une taxe de 20 % d'où l'on pourrait déduire un SMIC amélioré assorti d'un crédit d'impôt.
Ce serait un excellent moyen de reprendre et de partager les marge-arrières des entreprises dominantes et bénéficiant de rentes de situation dues à la dépendance excessive de leurs fournisseurs par rapport au marché !
Rien que cette mesure peut améliorer beaucoup la situation !
On ne peut rien contre la logique , Vals non plus !