Forum Économie de Boursier. Com du 10 5 14

Par theodorum

On peut en finir avec le chômage très facilement, si nous, les citoyens, donc L' ÉTAT, le voulons !

Donner la priorité aux salaires et à l'emploi ne signifie pas oublier le consommateur ! Ce serait toujours lui l'arbitre final. Mais indexer la masse salariale à hauteur de 50 % de la valeur ajoutée entraîne automatiquement de la part du patron un intérêt nouveau et puissant en faveur des salaires et de l'embauche, puisque la valeur ajoutée libre - 50 % , donc égale - en dépend étroitement , donc les bénéfices et rémunérations supérieures , dont la sienne propre .
En même temps on tient l'inflation car augmenter les prix peut obliger à augmenter aussi les salaires, et l'augmentation de ceux-ci ou l'embauche peuvent, seuls, permettre de gagner plus si la demande augmente, sans augmentation des prix .
Il est absolument certain car parfaitement logique que nous changeons de société. Comme preuve les salaires des joueurs de foot baisseraient énormément car ils sont en rapport direct avec la publicité. Or celle-ci aurait beaucoup moins de poids car les valeurs ajoutées possibles dépendraient plus des masses salariales et moins du consommateur ! Il se pourrait qu'il soit nu , ce roi, !
Les 2 autres mesures sont aussi efficaces contre les concurrences déloyales que sont le travail au noir, le bricolage, la robotisation et les délocalisations. A partir du moment où les charges sociales ne dépendent plus des salaires mais de la valeur ajoutée réalisée il y a là beaucoup d'emplois - des millions - disponibles à nouveau. Le Progrès entraînerait la diminution du temps de travail car les entreprises feraient tout pour ne pas diminuer leur masse salariale !
La 3ème mesure, une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée avec la déduction possible d'un
SMIC par personne employée - cela ne veut pas dire que tout le monde serait payé au SMIC ! - permettrait d'employer tout le monde, même les chômeurs de longue durée et les Smicards, grâce au crédit d'impôt qui compléterait ce qui manque aux yeux du chef d'entreprise pour ce niveau de salaire. Mais seul ce qu'il donnerait serait déductible des 50 % de la valeur ajoutée réservés à la masse salariale.

Les abus des entreprises employant des intermittents du spectacle ne seraient pas possibles. Il faut en finir avec l'hypocrisie consistant à obliger les patrons à payer un tarif donné alors que nous cherchons le meilleur prix nous-mêmes. Cela relève de la solidarité nationale. Ce qui compte c'est que l'entreprise ne profite pas de la situation. Pour cela le plein emploi est la meilleure solution..
Beaucoup de fonctionnaires quitteraient la fonction publique car le chômage serait banni
et ils seraient sûrs de trouver du travail. C'est donc une solution par le haut, solution logique également dans la mesure où le vrai problème de la France - et de l' Europe aussi - est plus un problème de recettes que de dépenses.

L' État aurait d'autant plus les moyens du crédit d'impôt qu'une partie serait payée par les grandes surfaces qui exploitent leurs fournisseurs, comme les grandes entreprises avec leurs sous-traitants . D'un autre coté il n'y aurait plus besoin d'aides aux entreprises et aux baisses de charges sociales, les niches fiscales pourraient être supprimées, etc... L'argent ne manquerait pas ! Il y aurait beaucoup moins de fonctionnaires à payer. L'impôt sur le revenu pourrait être supprimé et remplacé par la TVA que les entreprises récoltent gratuitement.
Il ne resterait que la TVA qui comprendrait aussi les charges sociales et son coté injuste serait supprimé par une allocation partielle forfaitaire générale mettant par contre à découvert les gros revenus: celui qui gagne beaucoup dépense beaucoup, et il vaut mieux savoir à qui l'on donne plutôt que de savoir à qui on prend ! Il y a plusieurs taux de TVA, cela donne des facilités d'ajustement.

En astreignant les professions réglementées à ces taxes de contrôle de la valeur ajoutée le problème des rentes de situation serait réglé, et pas seulement dans ces professions ! Sans discrimination aucune !
Peu de mesures, c'est économique ! mais bien ciblées, surtout logiques, cohérentes !