Forum Économie de Boursier.com le 20 09 14


Complément au texte précédent.

Ce texte n'est pas de moi, il est de Maurice Allais et tiré de son ouvrage " Mondialisation" paru en 1999.
Je n'ai connu Allais qu'en 2009 à l'occasion de sa mort. Mais cela faisait 37 ans que j'avais aussi stigmatisé le libre échange mondialisé, à l' occasion de la grève du Joint Français de St Brieuc qui voulait délocaliser à Malte ( c' était le début ! ). J'avais écrit à La Croix le 31 Mai 1972 pour contester la justification de Jean Boissonnat, qui écrivait "Il faut savoir ce que l'on veut, être solidaires ou pas, industrialiser le tiers Monde ou pas ! ".
Cela a donné la dette et donc la ruine de notre pays, comme de toute l' Europe !

Intégralité du texte de Maurice Allais, Page 10 , généralités :

Celui qui, aujourd'hui, ose remettre en cause la mondialisation des échanges et lui attribue la cause du chômage actuel est  "politiquement incorrect".  On le considère comme un demeuré, animé de misérables préjugés nationalistes, voire xénophobes, et ignorant tout de l'économie.

     Il est érigé en postulat que le fonctionnement libre et spontané des marchés conduit obligatoirement à une situation optimale pour tous les pays et tous les groupes sociaux !  Ce postulat serait évident et ne nécessiterait aucune démonstration !

     Ce résultat a été obtenu par un matraquage intensif de l'opinion organisé par des médias à la solde de puissants lobbies internationaux, suivis par le reste des médias et les hommes politiques, qui emboîtent  le pas sans se poser de questions, et même se glorifient d'être des "libéraux", confondant ainsi le libéralisme et le laissez-fairisme.

    On comprend bien pourquoi certains veulent imposer la libération des échanges. Ce système est très profitable à quelques groupes de privilégiés. Mais pendant que certains s'enrichissent,  les forces vitales de la nation s'appauvrissent.  Au surplus, cette conception entraîne la glorification du culte de l'argent, favorise l'apparition d'un capitalisme sauvage, engendre des inégalités croissantes, et contribue de ce fait à la désagrégation morale. Elle témoigne d'une méconnaissance totale des conditions économiques et éthiques qu'implique une société humaniste et vraiment libérale.