Site de Michel Santi le 1er Janvier 2014 .

  • à Theodorum sur Google on trouve page 4 :

Jacques Duboin écrivait le 7 Juin 1936  » L’orthodoxie a fait faillite, nous espérons que ceux qui veulent que cela change ne nous la ramènent pas ! »
En fait nous sommes dans un système orienté vers le consommateur exclusivement, où le chômeur n’a aucun droit réel, comme je le propose par le contrôle de la valeur ajoutée en fonction de l’emploi. On pourrait produire plus, et largement pour les besoins courants de tous, mais ces besoins ne sont pas des droits. Le droit au travail existe, mais pas le devoir d’employer ! Heureusement que la formule giscardienne –  «  le droit au travail  » n’a pas été retenue ! On a vraiment des droits au partage- de la valeur ajoutée – que si on est compétitif !
Le client est roi ! sous condition !
Il faudrait – c’est aux citoyens d’en décider ! – que ceux qui sont moins performants puissent au moins produire ce qui leur est nécessaire, et que les différents niveaux de compétitivité puissent co-exister ! Il faudrait empêcher certains de produire de trop, à la place des autres, quitte à diminuer le temps de travail – c’est à l’ensemble des citoyens d’en décider. J’ai lu il y a longtemps que les ouvrières d’une usine avaient décidé de travailler chacune à son rythme et certaines en faisaient 2 fois plus que d’autres dans le même temps. La solution serait que chacun produise la même quantité dans des temps différents !
De même imposer aux entreprises un salaire minimum est hypocrite, quand en tant que consommateur on donne la préférence au moins cher sans se préoccuper de savoir s’il y a exploitation ou pas. Pour beaucoup de gens c’est la faute des patrons, qui ne sont jamais bons, des profiteurs quand ils réussissent et des incapables quand ils échouent !
Bref il serait temps de redonner sa place à l’honnêteté et à la morale et de faire, donc, preuve d’humanité !
Les mesures que j’ai mises au point réalisent toutes ces conditions. Elles ne sont que trois, donc très économiques en emplois publics pesant, car entièrement financées par l’impôt, sur la compétitivité du secteur productif.
D’abord un contrôle de la valeur ajoutée brute de 50 % d’où l’on pourrait déduire la masse salariale avec un maximum de 2 fois le SMIC actuel en France. On pourrait payer plus sur les 50 % disponibles, mais ce ne serait pas déductible de cette taxe destinée à ne rien rapporter, seulement de modifier les comportements. Même les banques et les professions libérales y seraient astreintes : on aurait intérêt à employer et à bien payer plutôt qu’à baisser les prix ! On préférerait même diminuer le temps de travail que de licencier. Les banques trouveraient beaucoup plus d’emprunteurs solvables , car l’argent n’est que du papier, comme l’a dit si bien, Jacques Duboin, ancien industriel et banquier :
«  Quant à la monnaie bancaire elle n’a la consistance que d’une écriture comptable : le solde créditeur d’un compte sur lequel le créditeur tire des chèques. Et c’est même à mesure qu’il en tire que la monnaie bancaire prend naissance » «  Mais, lorsque les besoins existent et qu’on possède les moyens de les satisfaire, pourquoi l’argent vient-il limiter la production ? De quoi manquons-nous ? De crédits, c’est-à-dire de la monnaie bancaire. Pourquoi n’en fabriquent-elles pas davantage ? Parce qu’elles ne fabriquent de l’argent que pour en gagner. C’est dans cette seule intention qu’elles le prêtent.»
« L’effondrement de notre monnaie créerait un grand désordre mais n’appauvrirait pas la France. Le complet anéantissement de notre système financier ne ferait disparaître aucune de nos richesses : champs cultivés, cheptel, mines, forêts, usines, stocks de matières premières et de produits fabriqués, villes et villages, routes, canaux, voies ferrées, équipements électriques, ports, navires, aérodromes, etc…tout notre potentiel de production resterait en place »
« Les moyens de paiement dont disposent les Français pour produire, acheter, épargner, investir, dépendent donc uniquement de la politique de crédit que pratiquent les banques. En supposant qu’un réservoir alimente notre circuit monétaire, ce sont les banques qui en ont la clé : elles le remplissent ou le vident à leur convenance, selon le bénéfice qu’elles y trouvent ! »
Spéculer ne serait même plus intéressant pour elles, la valeur ajoutée dépendant avant tout de la masse salariale: employer beaucoup, donc donner aussi du travail en prêtant beaucoup !
La deuxième mesure consiste à changer l’assise des cotisations sociales, qui ne dépendraient plus des salaires mais des volumes de biens produits.
La troisième mesure serait une taxe de 20 % d’où on pourrait déduire un SMIC amélioré avec crédit d’impôt assorti. On n’aurait pas la tentation d’en profiter, seule la partie payée par l’entreprise donnant droit à valeur ajoutée, donc bénéfices.
En ce qui concerne les autres pays développés ils prendront les mêmes mesures, si nous leur avons montré le chemin, sinon ils péricliteront. Exportant hors charge et déjà hors TVA, ils n’auront pas le choix !
Pour la France on pourrait supprimer toutes les niches fiscales, les réductions de charges, l’assistance et dégraisser le Mamouth administratif, car les fonctionnaires trouveraient facilement du travail, l’ensemble disponible pour cela devant approcher les 200 milliards € !

Theodorum le 31 Décembre 2013 à 13h 23

Dire que l’argent ne saurait manquer, que ce n’est que du papier, même plus maintenant, ne suffit pas pour régler la situation ! Quelqu’un a dit « il n’est de valeur que d’homme ! » , j’ajouterais « et de structures ! » ou règles fiscales organisant les prix et le partage de la valeur ajoutée, grâce donc aussi à une administration compétente . Il n’est pas nécessaire de tout contrôler ni de nationaliser les grosses entreprises ou les banques pour imposer des règles anti-inflation, anti-inégalités et anti-chômage !
L’intérêt général peut alors être confié aux banques qui ne refuseront pas de prêter et à coût modéré – donc plus besoin d’auto-financement – en appréciant chaque demande à sa juste valeur et compte tenu aussi de la situation générale de l’économie. Il n’est pas besoin de fonctionnaires pour défendre l’intérêt général . Il faut faire confiance et revaloriser le principe de subsidiarité, ce que ne fait pas, en général l’administration, qui applique le principe du petit-chef qui tient à faire sentir son pouvoir. Cela s’appelle aussi la centralisation.
Un bon exemple en est donné par la nomination d’un professeur qui passe par la signature d’un ministre ! Illustrée par le livre de Alain Peyrefitte « Le mal Français ! » En fait l’administration consiste à craindre et à limiter les libertés et mène à la paralysie bureaucratique et au déclin.
C’est bien ce qui arrive avec la commission de Bruxelles et le socialisme Français qui veulent montrer aux entreprises Françaises le chemin du redressement productif qu’ils n’ont pas cessé de compromettre par leurs initiatives et leur incompétence.

Erreur grave de la BCE et de sa politique de Q/E ! Ce n'est pas cela qui va relancer la demande ! Ni les emplois, ni les salaires !

Cela va enrichir encore une minorité déjà repue !

«  Un pays qui dévalue est un pays qui s'appauvrit !» déclara Alain Juppé à Philippe Séguin et Giscard d' Estaing qui demandaient une dévaluation du Franc en Novembre 1995. Cette phrase figurait dans une réflexion sur le commerce international que je lui avais expédiée avec d'autres textes quelques 8 jours auparavant.

C'est aussi ce que déclarait dans la Croix le 25 Octobre 1988 Jean Boissonnat, directeur du journal « L' Expansion », à l'époque,  dans un article intitulé « La bataille de la Rigueur »: «  Or, chaque dévaluation est un appauvrissement puisqu'elle signifie que nous vendons moins cher notre travail et que nous achetons plus cher le travail des autres. » Article retrouvé récemment.

La politique actuelle de Q/E de la BCE va favoriser les entreprises exportatrices seulement – et modérément car 80 % de notre commerce se fait en €uros - et va provoquer une perte de pouvoir d'achat générale par augmentation du coût des matières 1ères, dont le pétrole !

Les mesures que je propose ne rendent pas une dévaluation nécessaire et ont pour résultat que c'est tous ensemble qu'un pays exporte ou importe, et dans la mesure nécessaire seulement !