Lorient, le 3 Avril 2015.

Commission Européenne

Rue La Loi

200 1049 Bruxelles

Messieurs,

Veuillez trouver ci joint un ensemble de textes de réflexion de nature économique où j'essaye de montrer qu'il y a une autre solution à la crise actuelle qui constitue une impasse.

Je suis un ancien dirigeant de TPE qui s'est présenté 3 fois aux Législatives sans étiquette mais pas sans éthique ! Vous aurez ainsi l'occasion d'en juger, ayant sous les yeux la 1ère version de mes idées, version adaptée 40 ans plus tard. J'ai écrit souvent à nos dirigeants, et affirmé que si l'on m'avait écouté la dette de la France serait nulle.

Des économistes réputés – dont R. Solow, Prix Nobel, Olivier Blanchard, actuel Économiste en chef du FMI, Edmond Malinvaud, Professeur au Collège de France, etc, ont proposé au Sénat Français le 31 Mars 1994 l'idée d'une subvention à l'emploi non hiérarchisée que je proposais dans un fascicule remis en 1986 à un Professeur d' Économie de l'Université de Rennes, idée transformée en une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée à répartir entre tous les acteurs de l' Économie d'un pays ou groupe de pays, ce qui aboutirait au même résultat, casser les rentes de situation d'origines diverses.

Beaucoup des textes joints ont été adressés à la BCE dont je conteste la politique de Q/E qui ne répond pas à l'insuffisance de la demande, justifiant la frilosité des banques. Ce qui suit est vrai pour la France mais l'est aussi pour l' Europe, dans une moindre, mais grande mesure.

Les charges sociales sont incluses dans les prix payés par les consommateurs, y compris pour les produits exportés. Tant que les produits importés ne remplacent pas nos propres productions tout va bien. Mais si c'est le cas, d'autant plus évident qu'ils sont le fruit de salaires très faibles et de charges sociales inexistantes, alors nous perdons des emplois, des cotisations et nous gardons les charges. Ce qui nous oblige à augmenter celles que supportent nos productions, aggravant notre handicap !

Donc nous sommes de moins en moins compétitifs sur notre marché intérieur, mais aussi sur tous les marchés extérieurs ! On s'enfonce ! En continuant à faire payer nos charges aux importateurs de nos produits nous vendons de moins en moins. Nous sommes donc structurellement déficitaires et on voit mal une croissance conjoncturelle compenser un déficit structurel, qui ne peut que s' agrandir... comme les inégalités depuis 40 ans !

C'est le cas aussi de l' Europe dont la dette globale a augmenté de 268 MDS € en 2013 malgré une balance commerciale excédentaire. Bien sûr ce n'est pas vous qui décidez, mais en tant qu'experts indépendants vous avez un rôle éminent à jouer.

Veuillez donc étudier sérieusement les textes de réflexion ci-joints, et agréez, dans cet espoir, mes salutations les plus distinguées.