Forum Economie de Boursier.com du 10 10 13

Ayrault demande à Alcatel de revoir sa copie sur le plan social

Par theodorum

Chacun ses oignons !

Le 1er Ministre est dans l'effet d'annonce ! Il s'occupe de ce qui ne le regarde pas et il ne fait pas ce qui en son pouvoir, faire en sorte que les entreprises n'aient pas besoin de licencier mais préfèrent diminuer le temps de travail en cas de baisse de régime, comme le suggère le texte suivant , dont il a eu connaissance :

Débat Free – Bouyghes - « Avec Free, l'amélioration du pouvoir d'achat va être passagère ; pour l'emploi, c'est un désastre et l' ETAT va y perdre en recettes fiscales autour d'un milliard d'€ par an » Mr Bouyghes lors de la présentation des résultats le 29/08/2012 ( Le Monde.fr du 31/08/12)
La Croix du 29/08/12 : «  Il faut regarder du coté des habitudes des Français. Les dépenses pour Internet et la téléphonie sont désormais considérées comme indispensables, ce qui pousse les consommateurs à délaisser les fruits et légumes, jugés moins nécessaires au quotidien » ( Pierre Diot, président national des tomates de France ).
Conclusion – Le problème est réglé ! ( sauf que les emplois ne sont pas interchangeables ! )
Plus sérieusement –Une meilleure solution consisterait en un système de rémunération mixte : d'une part une retenue légale d'une sorte de fixe par emploi sur une taxe générale sur la Valeur ajoutée de 20 %, d'autre part une participation à la masse salariale elle-même indexée sur la valeur ajoutée de l'entreprise à hauteur de 50 %. Des taux d'intérêt faibles favoriseraient les investissements au lieu d'un auto-financement important au départ nécessitant des marges élevées et par la suite des bénéfices excessifs, donc fragiles face à une concurrence agressive.
Cela permettrait d'éviter les licenciements, la partie fixe faisant l'objet d'un crédit d'impôt éventuel et la partie variable des salaires s'adaptant à la hausse comme à la baisse des ventes de l'entreprise. D'ailleurs ce contrôle de la valeur ajoutée brute des entreprises qu'il ne faut pas confondre avec la TVA, qui elle rapporte à l' ETAT, limiterait drastiquement l'intérêt des licenciements boursiers, comme les excès de marges bénéficiaires.
Création d'emplois en Agriculture – De même ces mesures pourraient permettre aux paysans de travailler moins en créant des emplois, pour un revenu inchangé et même amélioré, sans augmentation des prix pour les consommateurs, donc de recréer aussi des emplois de proximité et un véritable aménagement du territoire, grâce à un meilleur partage de la valeur ajoutée.
Par un fixe par emploi consistant, représentant une partie de la production nationale, comme dit plus haut, et du fait de l'absence de charges sociales supplémentaires, à production égale, les charges étant assises sur les volumes produits par un droit d'accise : employer plus ne coûterait rien !

Le marché étant partagé en fonction de l'emploi, vendre plus et produire plus ne pourrait se faire sans partager et donc se ferait sans remises quantitatives favorisant en aval la grande distribution.

En cas d' accident climatique localisé le crédit d'impôt amortirait la baisse des revenus automatiquement et la diminution des charges accompagnerait celle des volumes produits et inversement pour les secteurs épargnés. Le malheur des uns ne ferait plus le bonheur des autres, changement historique. En cas de surproduction accidentelle les prix baisseraient mais moins. La « distribution » pour reprendre les termes anciens d' Edouard Leclerc, répercuterait les baisses ce qu'elle ne fait pas aujourd'hui. Ce qui est vrai pour l'agriculture est vrai pour toute l' Economie.
Création artistique et littéraire. - Comme pour l'agriculture et l' économie en général, et même plus pour ce secteur, les mesures que je suggère auraient un impact énorme et positif. Un fixe par emploi est d'autant plus logique que le revenu sert à se procurer des biens que l'on ne produit pas soi-même, dont le volume ne dépend pas de notre propre production, qui peut être abondante si la nôtre est faible. Mais mieux vaut une production faible – et de qualité, c'est le cas de l'artiste - que le chômage !