Forum Économie de Michel Santi ce 25 Avril 2014

Le Medef a récemment hurlé quand il a été question de taxer l’ EBE, ce que préconisaient Maurice Allais et René Deveaux, comme explicité ici:
On parle d’une aide supplémentaire à la Grèce, on ne parle pas de remettre en cause ce libre-échangisme qui est à l’origine de sa situation ! Les médias et les autorités gardent un silence coupable, incapables de répondre ! Le Mensonge, tacite, règne !
« L’ Europe en crise, que faire ? » de Maurice Allais, -Prix Nobel d’économie – été 2005 :
« De 1950 à 1974 le taux moyen de croissance du PIB a été de 4%. De 1974 à 2000 il a été de 1.6%, soit une baisse de 60% » … et par accroissement équivalent de la dette !
« Incontestablement cela résulte de la délocalisation des activités industrielles et des investissements financiers. si la politique libre-échangiste de Bruxelles n’avait pas été appliquée le PIB réel par tête d’habitant serait plus élevé de 30 %. » …et la dette nulle !
A propos de délocalisations des investissements financiers, dans un article « Le temps des pauvres et les raisons de la colère » paru le 3 Février 1996 dans La Croix, Mr René Deveaux , ingénieur Ensia, écrivait : «  Rien ne justifie le pouvoir politique sinon son aptitude à mettre l’ économie au service de l’homme : il lui appartient donc de rendre à la solidarité nationale ce qui lui revient de droit, en établissant une assiette de prélèvement conforme à l’esprit de la loi d’où elle est issue. En cette fin de siècle, cela consiste à alimenter les caisses de la Sécu par un prélèvement sur les plus-values brutes des entreprises afin de supprimer progressivement les parts patronale et salariale des prélèvements sociaux : il réintègre automatiquement dans les ressources sociales les profits des investissements et des productions « mondialisées ». Il permet de maintenir le système par répartition, seul garant d’une solidarité efficace. »
De même les grandes surfaces ont dissimulé leurs bénéfices en investissant à fond et en bétonnant le territoire, pour conforter leur mainmise sur le marché !
Contrairement à l’intérêt général ! D’où la nécessité d’imposer la valeur ajoutée brute!
Cela correspond parfaitement aux mesures sur la valeur ajoutée que François Mitterrand aurait du appliquer en 1981 – et qu'il approuvait aussi, comme le prouve la copie jointe de la réponse de Jean-Paul Bachy, secrétaire national à l'emploi, à l'époque , à ma proposition - et qui auraient tout changé !