Athènes fait de nouvelles propositions, accueillies froidement

Athènes fait de nouvelles propositions, accueillies froidement

crédit photo © Reuters (Boursier.com) — le 9 juin 2015 à 16h16 - Dans une ambiance très tendue, Athènes a tenté ce mardi de renouer le dialogue avec ses créanciers, en proposant de nouvelles pistes de réformes. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a ainsi accepté d'augmenter la TVA et de réduire l'écart entre ses propres objectifs d'excédent primaire et ceux définis par ses créanciers.

Une nouvelle réunion est en effet prévue mercredi entre Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras, et l'horloge tourne pour la Grèce : en plus des dépenses courantes de l'Etat, Athènes devra rembourser 1,6 milliard d'euros au FMI à la fin juin, après avoir décidé unilatéralement le 5 juin de repousser à la fin du mois le versement en bloc de ce montant, au lieu de procéder à quatre versements dans le mois, comme initialement prévu.

Alexis Tsipras, qui avait qualifié vendredi d'"absurdes" les exigences des créanciers, a adopté un ton plus conciliant en affirmant dans un entretien au 'Corriere della Sera' qu'un accord était possible. Seul point sur lequel il refuse de bouger : les retraites, alors que les créanciers réclament une réforme. Cette nouvelle proposition a donc été accueillie froidement par les partenaires d'Athènes. "Ce qui nous a été présenté n'est pas suffisant pour faire avancer le processus", a déclaré l'un d'entre eux à Reuters.

Dans son entretien au 'Corriere della Sera', Alexis Tsipras brandit une nouvelle fois le spectre d'un "Grexit", une sortie de la Grèce de la zone euro, et de ses conséquences sur l'union monétaire. "Ce serait le début de la fin pour la zone euro", dit-il."Si la Grèce échoue, les marchés vont aussitôt chercher le prochain. Si les négociations échouent, le coût pour les contribuables européens sera énorme".

Claire Lemaitre — ©2015, Boursier.com

Athènes rejette les propositions “absurdes” de ses créanciers

    theodorum Aujourd'hui 10 Juin 2015 de 14h44 à 15h43

    Festa a raison : ce sont les banques européennes qui font la loi, non les États ! Une meilleure connaissance de l' Économie peut y remédier : lire ce rapport de l' OFCE et vous verrez que le problème n'est pas que grec !
    http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/la-dette-grecque-une-histoire-europeenne/

    Dans cette analyse objective l' OFCE ne voit pas vraiment d'issue et n'a pas vraiment compris la nature de la crise, qui est celle du libéralisme. Ils n'arrivent pas à sortir du schéma classique de la Concurrence libre et non faussée , venue de la nuit des temps et qui n'a qu'à moitié tort, comme le communisme avait à moitié raison, mais à moitié seulement. Il faut un nouveau contrat social par lequel les citoyens donnent à l' État un contrôle plus grand sur l' Économie, reprenant les propositions que j'ai faites, à défaut de meilleures.

    Car il y a 3 explications aux plus-values excessives qu'il s'agit de concilier ! Pour Marx c'étaient les salariés qui étaient lésés ! - M.E. Leclerc avait en partie raison en déclarant qu'un excès de bénéfice signifiait que ce sont les clients qui ont payé trop cher.Pour moi, ce sont les chômeurs dont on a oublié le droit au travail ! Tout est et doit être relatif à ces explications.

    Pour 3 explications , 3 mesures !

    1ère mesure . Une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée réaliserait un équilibre entre respect du consommateur - qu'on n'avait pas avec la dictature du prolétariat- et respect du producteur - que l'on n'a pas avec la royauté du consommateur. Cette mesure doit s'appliquer aussi aux banques ce qui limiterait la spéculation, 50 % de la valeur ajoutée étant réservée à l'ensemble des rémunérations, avec retenue maximum de 2 fois le SMIC : faire du social est facile quand c'est le client qui paie ! Comme EDF dont les employés ne paient que 10 % de leur consommation. On pourrait payer plus, quitte à payer 50 % sur l'excédent ou sur les 50 % libres. C'est aussi le cas des situations de niche, type économie numérique, qui va supprimer plus d'emplois qu'il ne va en créer ! (Eric Schmidt- Google)

    Pour donner du travail aux chômeurs, il faut d'abord arrêter l'hémorragie actuelle. Il faut donc que les entreprises aient intérêt à augmenter les salaires et à embaucher, et à diminuer l'intensité ou la durée du travail au lieu de licencier !L'indexation des salaires sur la valeur ajoutée, y pourvoit, et la mesure suivante  aussi ! Car c'est le non-emploi qu'il faut taxer, pas l'emploi !

    2 ème mesure : la TVA à la place des cotisations sociales : François Mitterrand y était favorable d'après un courrier de J.P. Bachy du 21/4/81 ! Cela coûterait 2 fois moins cher d'augmenter les salaires ou d'embaucher, à production égale , et pas + aux Français, tout en favorisant la croissance, donc les recettes de l' État , des retraites et de la Sécu !Quelle erreurd'y avoir renoncé ! La politique de la demande n'a échoué que du fait des concurrences déloyales du travail au noir, du bricolage, facilité par les 35 H, de la robotisation et des délocalisations, tous dispensés de charges . Or la TVA impacterait les produits importés et aussi la production des robots : pas étonnant qu'il y ait un problème pour financer les retraites et la Sécurité Sociale !

    Une 3ème mesure : une taxe sur la valeur ajoutée de 20 % comprise dans les 50 % mais calculée en 1er, assortie d'un crédit d'impôt, redonnerait aux petites unités une compétitivité bien supérieure . Ce partage de la valeur ajoutée effacerait les rentes de situation que sont l'exploitation des failles fiscales ou sociales par les importateurs,un meilleur emplacement commercial et la pratique d'arrières marges obligeant les fournisseurs à augmenter leurs prix de base au détriment des petites unités qui ne font pas le poids ! Mais seule la participation de l'entreprise, en cas de recours au crédit d'impôt, serait déductible des 50 % d'indexation de la masse salariale, empêchant ainsi tout abus, comme dans le cas des intermittents du spectacle. Alors les banques pourraient utiliser le crédit bancaire, ayant en face une demande solide et stable, comme celle des fonctionnaires actuellement. Ces mesures bonnes pour la compétitivité  et pour l'emploi , permettraient la coexistence d'unités petites et grandes par élimination de tout ce qui nuit à l' homogénéité du marché !

    La politique de l' offre que nous proposent Hollande, Macron, et la Commission européenne constitue une politique orthodoxe condamnée par Jacques Duboin, ex-HEC, ex-banquier, ex-industriel, ex-Secrétaire d' État au Trésor sous Raymond Poincaré en 1926, qui déclarait le 7 Juin 1936, au lendemain de l' intronisation de Léon Blum « L' orthodoxie a fait faillite, j'espère qu'ils ne nous la ramènent pas », sinon ce sera « la misère dans l'abondance »!

    63 ans aprèsJ. Duboin, Francis Mer, Pdg d'Usinor, le 29-04-99 concluait dans O-F : "La machine à produire de la richesse s'emballe positivement. Elle pose, par contre la question de savoir comment répartir cette richesse."

    79 ans plus tard, exactement, rien de changé, l' orthodoxie bouge encore : Alain Minc sur la « 5  » Dimanche 7 Juin à "c'est politique" nous recommandait d'imiter les pays nordiques : employer...plus de robots ! Avec la TVA ces robots nordiques et d' autres, cotiseraient pour nos retraites et notre santé, sans qu'il soit besoin d'en acheter , car ils détruisent la demande !
    Ces 3 mesures sont nécessaires et suffisantes pour régler la crise mondiale actuelle ! Il serait trop long d'exposer ici toutes leurs conséquences mais j'en ai examiné beaucoup et elles sont toutes bénéfiques, ne serait-ce que pour le réchauffement climatique ! Un arbre ne peut donner en même temps des fruits bons et d'autres mauvais ! Les effets pervers proviennent de demi-mesures et d'une analyse superficielle ! Il faut arrêter de confondre compétitivité et concurrence désordonnée ! Compétitivité et emploi ne sont pas incompatibles ! À condition de mettre au pas les concurrences déloyales !
    Une sous-mesure – capitale -consiste à redistribuer à tous une partie égale de la TVA et de la TIPP sur les carburants pour effacer leur caractère injuste et en faire un système progressif, euro par euro, sans effet de seuil, stupide et injuste. Un plus , pour les grecs , et pour nous : supprimer les espèces au dessus de 10 € et rendre gratuitl'usage de la carte bancaire !