Il faudrait que cela aille mal pour qu'on vous écoute ! "

C'est ce qu'on m'a souvent dit.

On ne répond pas efficacement au coup par coup , aux effets, ( voir Amazon ) mais en s'attaquant aux causes (Maurice Allais )

Pour une croissance douce !

C'était le vœu de G. D' ESTAING ! Un sentimental qui a échoué, comme un beau levier ( Archimède ) sans point d'appui : l'expérience de la Concurrence. Il faut l'avoir vécue pour en saisir toute la démagogie !
Croissance douce – sans déficits!- ne signifie pas stopper le progrès , mais ne plus lui faciliter la tâche.
Une publicité de Banque Directe en 1995 disait «  Si vous n'allez pas souvent à votre banque, faîtes un effort : n'y allez plus du tout ! »
Bel exemple , comme Amazon, de ce qui continue tous les jours sur le terrain : le Progrès se traduit en avantages aux clients grâce à des emplois supprimés !
On a vu que l'intérêt général n'y trouve pas son compte, l' ÉTAT perd des recettes et voit ses dépenses augmenter . En multipliant les emplois publics il tourne le dos à la solution car les impôts pèsent sur les entreprises et diminuent encore la compétitivité des emplois productifs ( Merci à Arnaud Montebourg d'avoir souligné l'importance de ce terme ! ), aggravant la dette...abyssale !
Or supprimer des emplois est très lucratif car c'est aussi supprimer les charges (égales au salaire net ) qui vont avec ! Et il n'y a pas que le progrès qui en profite, il y a le travail au noir, le bricolage ( facilité par les 35 H. ), la robotisation et les délocalisations ! Et on trouve drôle qu'il y ait du chômage ! Et on parle de croissance, sans mentionner qu'elle est à crédit !
Or, j'ai calculé qu'en remplaçant les charges qui gonflent les prix, quelles soient salariales ou patronales, par un pourcentage de valeur ajoutée, et en dispensant de TVA tout travail artisanal, on mettait hors jeu d'un seul coup toutes les concurrences déloyales et on restaurait les recettes de l' ÉTAT tout en devenant hyper-compétitifs à l'export !
Car en quoi consiste le progrès : en temps gagné et en pouvoir d'achat déplacé : il ne faut pas s'étonner d'une baisse de la demande , les perdants ne retrouvant pas de travail et les gagnants n'en manquant déjà pas ! Et il n'y a croissance que si le temps gagné est utilisé à produire plus. On perd ceux qui pourraient consommer plus et on gagne ceux qui sont repus !
On tourne le dos à la solution du chômage : les banques dédaignent ce pouvoir d'achat en miettes au contraire des salaires détruits qui, seuls, sont pris en considération, avec un climat de confiance général du à la solution pérenne de nos problèmes, et donnent accès au crédit, véritable source de la croissance : ce n'est pas l'argent qui manque et cela ne sert à rien d'en mettre plus à la disposition des banques qui préfèrent spéculer, source de bulles futures.
Il ne s'agit pas d'arrêter le Progrès mais de bien l'orienter ! Une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée d'où l'on pourrait déduire un SMIC par emploi assortie d'un crédit d'impôt, obligeant les gros faiseurs de Chiffre d'affaires à partager les marge-arrières qu'une dépendance excessive de leurs fournisseurs les oblige à leur accorder, au détriment des salaires et de l'emploi, plus une indexation obligatoire de la masse salariale sur la valeur ajoutée compléteraient bien le tableau, les patrons ayant intérêt à satisfaire leurs salariés, pas seulement les consommateurs : le code du travail de 3 600 pages deviendrait inutile comme tous les freins aux licenciements.
Le moteur de l' Économie étant le crédit, les entreprises ayant intérêt à payer et à employer, les banques étant aussi assujetties, le chômage ne devrait plus exister : la dette fondrait comme neige au soleil !