EFFET DOUBLE DU REMPLACEMENT DES CHARGES SOCIALES PAR LA TVA !

Le chômage massif n'est pas le fait du hasard !

Un aspect important de la "TVA-lisation" des charges sociales, 1ère mesure, outre que les salaires pourraient augmenter sans qu'elles bougent, ce qui favoriserait une relance de la demande, outre que les concurrences déloyales seraient mises au pas, serait l'impossibilité des gros acheteurs de faire chanter leurs fournisseurs, ceux-ci ne pouvant plus, non plus, appliquer le calcul marginal qui consiste à ne prendre en compte que les coûts proportionnels – pas les charges très lourdes basées sur les seuls salaires - pour baisser leurs prix et ainsi prendre la place de leurs concurrents.
Le calcul marginal consiste à se dire : « Je peux vendre une partie de ma production à un prix plus bas si cette vente en plus ne m'oblige ni à investir ni à augmenter mon personnel, ni à embaucher, ni à payer plus de charges. » D'où les promotions et les prix d'appel ! D' où aussi les livraisons gratuites, ce qui signifie que ceux qui se déplacent paient pour ceux qui se font livrer, comme aussi les crédits gratuits, les barèmes hiérarchisés concédés aux gros acheteurs, etc..etc.. concessions que les autres imitent et donc en limitent l'effet, sources d'inflation ...générale ! Les cadeaux c'est nous, l'inflation c'est les autres ! Si on s'est trompé, pas grave, les fournisseurs paieront..et se rattraperont sur les petits, d'où la multiplication de ces tristes devantures fermées et abandonnées dans les villes !
En effet, si la masse salariale est indexée sur la valeur ajoutée,2ème mesure,celle-ci ne peut augmenter sans incidence sur les salaires, et sans incidence sur les charges, désormais indexées aussi ! Je n'ai tiré de mes études supérieures, courtes- il est vrai, que cette notion capitale de calcul marginal, que tout le monde applique sans même le connaître, comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir. On peut dire que c'est de l' application de ce calcul que sont nés les marginaux .
Une autre cause de la marginalisation étant le salaire minimum imposé aux entreprises alors que le consommateur trouve normal de rechercher les prix les plus bas, ce qui exclut d'employer ceux qui ont un rendement inférieur et qui se retrouvent chômeurs. Une taxe de 20 % , 3ème mesure,sur la valeur ajoutée assortie d'un crédit d'impôt et d'où on pourrait déduire l'équivalent du SMIC, sans indexation, pour toute personne active, y remédierait efficacement et remplacerait le RSA , de même que toutes les aides aux entreprises, coûteuses en emplois publics et inefficaces.
C'est à la nation d'être solidaire, le salaire minimum étant hypocrite ! C'est vrai qu'une Europe fondée sur la concurrence tous azimuts et dirigée par des fonctionnaires à l'abri de cette même concurrence – théoriciens ignorants de la démagogie du terrain - ne s'y prête pas du tout !
En ce qui concerne les investissements, plutôt que de permettre qu'ils soient déduits des bénéfices, le mieux serait d'instituer une taxe de 5 ou 10 % sur la valeur ajoutée de laquelle on pourrait déduire les amortissements, car ou les investissements sont excessifs, c'est le cas de grandes surfaces en général pour saturer le marché et des multinationales pour se délocaliser, ou ils sont insuffisants et cela met en cause la pérennité des entreprises.
Ces changements ne freineraient pas le Progrès mais entraîneraient souvent une diminution de la durée du travail dont bénéficieraient leurs initiateurs et non une baisse administrative uniforme et unilatérale, une grossière erreur avec des frontières ouvertes à toutes les exploitations honteuses du capital humain et environnemental ! La fin du chômage ne peut résulter de la baisse uniforme du temps de travail mais de la solution des problèmes qui l'ont provoqué, la diminution du temps de travail n' en étant que la conséquence, non la cause !
Le consommateur ne serait pas oublié car il faudrait le séduire, le prix n'étant pas le seul critère. Mais les salaires et l'emploi primeraient, offrant aux banques des emprunteurs crédibles, ce que ne font pas des prix ou pouvoir d'achat en miettes ! Une certaine croissance en résulterait !
De même que la dictature du prolétariat est tombée, le règne du client-roi irresponsable et à l'origine de la dette, est au bout du rouleau ! Les ultra-riches sont les seuls gagnants, mais plus pour longtemps ! Nous ne sommes pas que des consommateurs, c'est aux citoyens de décider !
Comme écrit au journal Le Monde le 16 Avril 1984, à propos de la crise de la sidérurgie :
« Vive l'émulation, à bas la Concurrence ! » Car, dans ce contexte, le progrès détruit l'emploi !

« Vive un monde meilleur par « plus de solidarité et moins de concurrence ! »