Du banquier Monnet au banquier Lamy, on sait déjà ce qu’il faut penser du premier, qui fit fortune grâce au trafic d’alcools aux Etats-Unis durant la prohibition. Quant au second, il est devenu « célèbre » pour avoir déclaré :
« le libre-échange est une bonne chose, même quand il provoque des licenciements… »,
Il faut rappeler que Pascal Lamy est allé faire à l’OMC ce qu’il avait déjà passé son temps à faire contribué à faire aux côtés de Delors en Europe… dès le « tournant de la rigueur » de 82/83!
C’est lui qui a déclaré, en réponse aux pays touchés par la crise alimentaire qui voulaient réduire les exportations afin de nourrir leurs peuples :
« Il est évident que de telles mesures entraînent une hausse supplémentaire des prix. A court terme, ce ne serait pas une bonne solution économique. »
(Réunion des Nations-Unies à Berne, avril 2004).
Mais figurent aussi à l’appel:
- Valéry Giscard d’Estaing en 1992: « L’Europe de Maastricht, c’est la notre . C’est une Europe libérale fondée sur nos idées politiques et économiques. »
- Denis Kessler, le numéro 2 du MEDEF, au moment de la naissance de l’euro:
« L’europe, c’est une machine à réformer la France malgré elle » (2000)
- Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF, en 2003:
« La contrainte européenne joue à plein pour orienter notre pays dans le sens d’une certaine forme de réforme… La contrainte européenne est installée dans la société française. »
- Denis Kessler,à nouveau, au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, enfonçait le clou dans le magazine Challenges :
« À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
C’était donc ça «Réformer par l’Europe», titre célèbre d’un livre de J. Delors?
Comme disait Alain Touraine:
« Le mot libéral étant tabou, on en a inventé un autre, Europe ! »
Euro ou pas, le pêché originel est dans l’eurolibéralisme, créature de la mondialisation libérale et parodie risible d’un mot d’ordre détourné :
- Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous !
Quand la gauche va-t-elle enfin dénoncer le libéralisme dévastateur pour ce qu’il est, exploitation de la « libre » circulation des capitaux, des marchandises, et de la main d’oeuvre ?
"Comme à l’époque de l’esclavage, on subit une sorte de « commerce triangulaire »:
Exportation et investissement des capitaux dans les pays à bas salaires, exploitation sur place concurrençant les pays aux acquis sociaux (et fiscaux) plus avancés, et inversement importation de cette « misère du monde » faisant pression sur ce qui reste de prospérité acquise par nos aînés… Il ne devrait plus, sous peu, nous en rester beaucoup !
Dans les deux cas, au nom de l’internationalisme libéral, on condamne respectivement les travailleurs des deux camps à la stagnation et à la régression ! Car les riches ont fait de leurs métiers un objet d'enrichissement sous prétexte de concurrence au service du consommateur : concurrence = division , droite-gauche = division !
Précision !
Les informations précédentes concernant le détournement de l'idée d' Europe en libéralisme échevelé proviennent d'un intervenant sur le forum de Michel Santi  sous le pseudo d' Hadrien, qui a l'air d'avoir une grande expérience en la matière.
Je lui ai d'ailleurs signalé que je mettais de coté ces références précieuses !