L'opinion publique, paresseuse et impressionnée aussi par les as de concours prestigieux qui nous gouvernent, ne cherche pas la faille dans le système que la Pensée Unique Médiatisée lui impose. Pourtant, quand on veut bien s'y mettre et quand on a été acteur de l' Économie réelle on constate des incohérences.
Par exemple, l'assise des recettes de la Sécurité sociale, des allocations chômage, des allocations familiales, des retraites et pensions d'invalidité, ce sont les salaires, pourquoi pas la valeur ajoutée ?
En effet, du fait de la concurrence qui oblige à baisser les prix, et surtout des concurrences déloyales que sont le travail au noir, le bricolage, la robotisation et les délocalisations, la base ne peut que diminuer et donc les taux augmenter, créant un cercle vicieux- le choix de la dette des dernières décennies ayant atteint ses limites-  ou la baisse des prestations, diminuant encore une demande insuffisante, ou la hausse des cotisations favorisant les concurrences déloyales signalées.
On ne peut que s'enfoncer en procédant ainsi, c'est-à-dire péricliter !
Ne serait-il pas plus logique de baser le financement  de ces prestations sur la valeur ajoutée ? Donc d'indexer les recettes sur la capacité de production ? Et non l'inverse !
Mettant, en plus, hors jeu, les concurrences déloyales signalées, effet double ! Et fin de partie !
En prenant comme base la valeur ajoutée brute – brute car la solidarité est prioritaire, stratégique et sa base ne doit pas être affectée par des considérations tactiques, individualistes – et en décidant que toutes les productions disponibles sur le marché – national ou européen – y sont soumises, on détache les salaires de la production.
Employer coûterait 2 fois moins cher – les charges, congés payés inclus, étant égales aux salaires nets – et les matériaux mis en œuvre, par un bricoleur, un chinois, un robot ou un salarié déclaré , incluant les charges, plus cher qu'avant. Il serait plus avantageux de ne pas les gaspiller par une absence de savoir-faire ! Au grand bénéfice de la paix sociale , donc de la qualité de la vie !
La Pensée Unique et ses thuriféraires ont pensé pour nous, mais c'est une pensée morbide, et même moribonde ! Pour ne pas dire outrecuidante !
Effectivement, comme je le disais au journal « Le Monde »  « le Progrès nous oblige à être généreux ou il se retourne contre nous ! ».
Mais, dit encore la pensée unique, bien-pensante mais pensant-peu, la TVA est injuste ! Eh bien, il y a un moyen de la rendre juste, c'est d'en redistribuer une partie à tous forfaitairement. Cela devient un impôt très progressif touchant chaque euro de gain,et sans effet de seuil, stupide et injuste, aussi bien pour payer que pour recevoir, comme la CMU où pour 1 € de revenu en trop vous  n'y avez pas droit ! Là, il s'agit d'une progressivité par incidence, l'impact d'une  allocation  fixe sur des revenus  différents étant inversement proportionnelle à ceux-ci. On peut envisager que certains toucheraient même un peu plus qu'ils n'ont payé, - ce pourrait donc être un bon moyen de redistribution ! -à d'autres cela ne coûterait rien .Les petits revenus ne feraient plus le jeu des gros, désormais à découvert !
La TVA est même supérieure en coût de collecte, celle-ci étant assurée gratuitement par les entreprises au lieu de fonctionnaires pesant sur la compétitivité des entreprises.
La TVA est aussi plus efficace car imposant aussi les gains cachés, sans nécessité de déclaration préalable dont le contrôle est coûteux en emplois publics pesant...
Finalement, la TVA déjà non douloureuse pourrait être aussi plus légère que les cotisations entrant dans les prix , auxquels la TVA s'ajoute actuellement, enfonçant la compétitivité et l'emploi, et ne s'ajouterait plus, ou pas plus qu'aux productions déloyales actuelles !
Pour la compétitivité à l'export, vendant déjà hors TVA, nous vendrions aussi hors charges ! Nos acheteurs étrangers n'ont pas à payer nos charges, n'ayant pas droit à notre Sécu, nos indemnités chômage et nos retraites.
Nous paierions les produits importés plus cher, mais il n'y aurait plus de dette à payer, et le chômage n'existerait plus grâce à 2 mesures complémentaires aussi efficaces et rationnelles.  Enfin les salaires prendraient le pas sur les prix rendant les emprunteurs crédibles auprès des banques elles aussi n'ayant plus d'intérêt à spéculer, grâce à  3 mesures qui peuvent tout changer !