Forum ÉCONOMIE de Boursier. com du 28 3 14

Coût horaire de la main d' œuvre : 34.30 en France 3.70 en Bulgarie !

Une solution compatible avec le traité de Lisbonne

"L'Europe en crise, que faire ?" de Maurice Allais, -Prix Nobel d'économie - été 2005 :
"De 1950 à 1974 le taux moyen de croissance du PIB a été de 4%. De 1974 à 2000 il a été de 1.6%, soit une baisse de 60%" ... et par accroissement équivalent de la dette !
"Incontestablement cela résulte de la délocalisation des activités industrielles et des investissements financiers. si la politique libre-échangiste de Bruxelles n'avait pas été appliquée le PIB réel par tête d'habitant serait plus élevé de 30 %." ...et la dette nulle !
A propos de délocalisations des investissements financiers, dans un article « Le temps des pauvres et les raisons de la colère » paru le 3 Février 1996 dans La Croix,Mr René Deveaux , ingénieur Ensia, écrivait : «  Rien ne justifie le pouvoir politique sinon son aptitude à mettre l' économie au service de l'homme : il lui appartient donc de rendre à la solidarité nationale ce qui lui revient de droit, en établissant une assiette de prélèvement conforme à l'esprit de la loi d'où elle est issue. En cette fin de siècle, cela consiste à alimenter les caisses de la Sécu par un prélèvement sur les plus-values brutes des entreprises afin de supprimer progressivement les parts patronale et salariale des prélèvements sociaux : il réintègre automatiquement dans les ressources sociales les profits des investissements et des productions « mondialisées ». Il permet de maintenir le système par répartition, seul garant d'une solidarité efficace. »
En application de ces principes, et bien avant de les connaître j'ai imaginé une indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % avec possibilité d'en déduire les salaires effectifs dans une limite de 2 fois le SMIC.
Cela change tout ! Délocaliser pour payer moins cher serait diminuer le total de valeur ajoutée possible. Et au minimum cela rapporterait à l' État 50 % du bénéfice réalisé, qui pourrait financer des travaux d'intérêt général en France.
Cette taxe de contrôle de la valeur ajoutée , non destinée à rapporter, favoriserait surtout l'emploi et les salaires, donc le pouvoir d'achat et surtout le pouvoir d'emprunt, le crédit étant le véritable moteur de l' Économie !
La main invisible du marché a assez donné...aux riches ! Le vrai pouvoir d'achat, ce ne sont pas les prix mais l'emploi et les salaires. Cela suffit de manger à tous les râteliers !
2 autres mesures , la Tévéalisation de toutes les charges sociales et impôts sur les entreprises, et une Taxe de 20 % sur la valeur ajoutée ( incluse dans les 50 % précédents ) d'où l'on pourrait déduire un SMIC amélioré assorti d'un crédit d'impôt mettraient hors jeu le travail au noir, le bricolage, la robotisation et les délocalisations, le consommateur ne pouvant plus fuir la solidarité en voulant le beurre ( les prix ) et l'argent du beurre ( l'emploi et les salaires ).
La parole, le dernier mot, est au citoyen !

  Par theodorum

Mise au pas des banques !

Ce contrôle de la valeur ajoutée en fonction de la masse salariale convient parfaitement aux banques, car les empêchant de spéculer et les obligeant à prêter à des taux raisonnables, la valeur ajoutée totale étant liée automatiquement à l'emploi et aux salaires effectifs, comme pour toutes les entreprises.
La priorité étant donnée aux salaires et à l'emploi, les banques auraient, enfin, en face des emprunteurs crédibles, ce qui n'est pas le cas actuellement, expliquant leur frilosité.
C'est à l' ÉTAT de prendre l'initiative et de faire preuve d'innovation, de remplir son rôle de chef d'orchestre, au lieu d'attendre tout de partenaires sociaux se renvoyant la balle, gérants d'intérêts corporatifs. Cela suffit de jouer au Ponce Pilate! L 'Intérêt général c'est lui !

 Le 28/03/2014 à 17h08 / message No.12 Par theodorum

Instructif !

Ci dessous les dévoyeurs de solidarité :
Du banquier Monnet au banquier Lamy, on sait déjà ce qu’il faut penser du premier, qui fit fortune grâce au trafic d’alcools aux Etats-Unis durant la prohibition. Quant au second, il est devenu « célèbre » pour avoir déclaré :
« le libre-échange est une bonne chose, même quand il provoque des licenciements… »
,
Il faut rappeler que Pascal Lamy est allé faire à l’OMC ce qu’il avait déjà passé son temps à faire contribué à faire aux côtés de Delors en Europe… dès le « tournant de la rigueur » de 82/83!
C’est lui qui a déclaré, en réponse aux pays touchés par la crise alimentaire qui voulaient réduire les exportations afin de nourrir leurs peuples :
« Il est évident que de telles mesures entraînent une hausse supplémentaire des prix. A court terme, ce ne serait pas une bonne solution économique. »
(Réunion des Nations-Unies à Berne, avril 2004).
Mais figurent aussi à l’appel:
- Valéry Giscard d’Estaing en 1992: « L’Europe de Maastricht, c’est la notre . C’est une Europe libérale fondée sur nos idées politiques et économiques. »
- Denis Kessler, le numéro 2 du MEDEF, au moment de la naissance de l’euro:
« L’europe, c’est une machine à réformer la France malgré elle » (2000)
- Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF, en 2003:
« La contrainte européenne joue à plein pour orienter notre pays dans le sens d’une certaine forme de réforme… La contrainte européenne est installée dans la société française. »
- Denis Kessler,à nouveau, au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, enfonçait le clou dans le magazine Challenges :
« À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
C’était donc ça «Réformer par l’Europe», titre célèbre d’un livre de J. Delors?
Comme disait Alain Touraine:
« Le mot libéral étant tabou, on en a inventé un autre, Europe ! »

Euro ou pas, le pêché originel est dans l’eurolibéralisme, créature de la mondialisation libérale et parodie risible d’un mot d’ordre détourné :
- Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous !
[b]Quand la gauche va-t-elle enfin dénoncer le libéralisme dévastateur pour ce qu’il est, exploitation de la « libre » circulation des capitaux, des marchandises, et de la main d’oeuvre ?
"Comme à l’époque de l’esclavage, on subit une sorte de « commerce triangulaire »:
Exportation et investissement des capitaux dans les pays à bas salaires, exploitation sur place concurrençant les pays aux acquis sociaux (et fiscaux) plus avancés, et inversement importation de cette « misère du monde » faisant pression sur ce qui reste de prospérité acquise par nos aînés… Il ne devrait plus, sous peu, nous en rester beaucoup !
Dans les deux cas, au nom de l’internationalisme libéral, on condamne respectivement les travailleurs des deux camps à la stagnation et à la régression !

Par theodorum

Précision !

Les informations précédentes concernant le détournement de l'idée d' Europe en libéralisme échevelé proviennent d'un intervenant sur un autre forum d' économie sous le pseudo d' Hadrien, qui a l'air d'avoir une grande expérience en la matière.
Je lui ai d'ailleurs signalé que je mettais de coté ces références précieuses !