Le 5 Août 2014  sur Boursier.com

L' Europe ne va pas bien puisque la dette publique Européenne a augmenté de 262 milliards € en 2013 et atteignait fin Mars 93,9 % de son PIB.
Pourtant l' Euro est fort, mais à tort, bien que cela nous avantage de payer pétrole et matières premières moins cher.
Il y a là une contradiction qui montre que on peut être créditeur et s'enfoncer quand même, sans s'en apercevoir. Bonjour au réveil !
ce que la pensée unique n'a pas compris !
D'un lecteur de Nouvelle Cité en Février 95 :
« Si l'on prend en compte le fait que, au cours des 20 dernières années, le Revenu National a augmenté de 50 % et, cependant, le nombre des chômeurs est passé d'un à trois millions et demi, il n'est pas faux de dire que l' économie de marché est plus destructrice que créatrice d'emplois.
« En fait, lorsqu'un consommateur cherche à acheter le moins cher possible, il est, de par sa démarche, indirectement destructeur d'emplois. On objectera que l' économie ainsi réalisée, par exemple dans l'achat de vêtements, lui permettra d'acquérir un ordinateur et donc de faire marcher l'industrie correspondante. Ce raisonnement oublie une partie de la réalité : que l'industrie du vêtement , ou de la chaussure, est de trois fois plus consommatrice de main d'oeuvre ( par millier de Francs de chiffre d'affaires) que ne l'est l'industrie informatique. Cela signifie que, dans ce cas, pour trois emplois détruits, il y a un emploi créé. »
L'effet de ciseaux démontré ci-dessus est à multiplier par 10 dans les échanges avec les pays pauvres. C'est là-dessus qu'il faudrait revenir au lieu de se résigner au déclin !
Par theodorum
Relativité en matière de concurrence.
Avant l'arrivée de FREE
Bouygues Telecom ajoute: "les derniers entrants ont largement contribué à la baisse des prix de la téléphonie mobile. Ils ont régulièrement joué le rôle d’agitateur. Ils ont également massivement contribué à l’emploi et à l’innovation".
Après
« Avec Free, l'amélioration du pouvoir d'achat va être passagère ; pour l'emploi, c'est un désastre et l' ETAT va y perdre en recettes fiscales autour d'un milliard d'€ par an » Mr Bouyghes lors de la présentation des résultats le 29/08/2012 ( Le Monde.fr du 31/08/12)
Une meilleure solution consisterait en un système de rémunération mixte : d'une part une retenue légale d'une sorte de fixe par emploi sur une taxe générale sur la Valeur ajoutée de 20 %, d'autre part une participation à la masse salariale elle-même indexée sur la valeur ajoutée de l'entreprise à hauteur de 50 %. Des taux d'intérêt faibles favoriseraient les investissements au lieu d'un auto-financement important au départ nécessitant des marges élevées et par la suite des bénéfices excessifs, donc fragiles face à une concurrence agressive.
Cela permettrait d'éviter les licenciements, la partie fixe faisant l'objet d'un crédit d'impôt éventuel et la partie variable des salaires s'adaptant à la hausse comme à la baisse des ventes de l'entreprise. D'ailleurs ce contrôle de la valeur ajoutée brute des entreprises qu'il ne faut pas confondre avec la TVA, qui elle rapporte à l' ETAT, limiterait drastiquement l'intérêt des licenciements boursiers, comme les excès de marges bénéficiaires.