Réflexions sur l'économie

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 21 août 2018

Un moyen pour la Grèce de rembourser ses créanciers

La "reverse TVA", cette option qui permettrait à la Grèce de rembourser ses créanciers

Lire la suite...

mardi 31 juillet 2018

sauver le capitalisme...Michel Santi

Journal économique et financier: La Tribune




 Sauver le capitalisme menacé par les capitalistes

Par Michel Santi | 29/09/2016, 8:42 | 633 mots

(Crédits : DR) Le chantage exercé par des entreprises à taille de mastodonte, comme Apple, ne lèse pas seulement les intérêts du consommateur et bien-sûr du contribuable : il nuit fondamentalement à l'image même du capitalisme. Par Michel Santi, économiste*

Il faut sauver le capitalisme car celui-ci est menacé par les capitalistes ! Entreprises échappant à toute régulation et dont les trésoreries se muent en rentes pour les directions générales et pour l'actionnariat. Cartels qui s'arrogent des monopoles faussant la concurrence, pourtant vitale pour assainir l'économie. Il est un fait que les capitalistes n'apprécient guère la compétition en dépit de l'évidence admise de toutes et de tous que le système capitalisme ne prospère que pour et par la compétition.

A cet égard, la globalisation a foncièrement modifié la donne, en faveur des méga-entreprises qui s'y sont engouffrées et faisant usage de toutes les brèches et de toutes les failles du système dans le but de s'acquitter le moins possible de l'impôt. Certes, les Etats - qui se livrent entre eux à une lutte fiscale acharnée - ont-ils fait preuve de grande clémence vis-à-vis de ces multinationales qui menacent de délocaliser - et donc de licencier - à la moindre « incartade » des pays qui les accueillent. En attendant, ce chantage exercé par ces entreprises à taille de mastodonte ne lèse pas seulement les intérêts du consommateur et bien-sûr du contribuable : il nuit fondamentalement à l'image même du capitalisme. Les gouvernements devraient s'effacer devant Apple

Quand le banquier John Pierpont Morgan affirmait qu'il pourrait traiter d'égal à égal avec le Président Roosevelt, le patron d'Apple, Tim Cook, a qualifié -"O tempora O mores"- l'amende tout récemment infligée à sa société par la Commission Européenne de "merde politique" ("political crap")... En dépit de montages et de l'utilisation d'entités échappant à tout contrôle étatique, Cook semble suggérer que sa société évolue dans des sphères qui doivent rester hors de portée de la méprisable politique et des fonctionnaires chargés d'appliquer les réglementations. Les gouvernements seraient effectivement priés de s'effacer face aux produits créés par Apple qui s'est arrogé le droit de mériter un statut spécial, et qui n'a donc pas à payer 13 milliards d'euros d'arriérés d'impôts à l'Etat irlandais alors même qu'elle détient plus de 200 milliards d'euros sur des comptes offshores échappant à toute taxation.

Pour autant, le fabricant d'i-phones n'est de loin pas seul dans le collimateur des autorités européennes qui sont sur le point de redresser également Starbucks, Amazon, McDonald's qui se livrent tous à une concurrence déloyale en faisant feu de tous les artifices leur permettant de s'acquitter du plus petit impôt possible et imaginable. Apple ne paie-t-il pas 0.005 % de taxation sur ses revenus ?? Par ailleurs, Google - qui jouit d'une domination quasi absolue dans nombre de secteurs d'activité- n'est-il pas lui aussi sous le coup d'une enquête minutieuse pour ses affaires européennes ?

Ne soyons donc pas étonnés ou scandalisés que de plus en plus de nos concitoyens stigmatisent la globalisation, trop souvent synonyme de comportements abusifs, de tricheries fiscales et de dévoiement du capitalisme. Cette perception, de plus en plus répandue, selon laquelle le système est pourri parce que nombre d'entreprises et d'individus semblent au-dessus des lois ruine l'image du capitalisme.

Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est conseiller en investissements sur le marché de l'art et Directeur Général d'Art Trading & Finance. Il est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique" et de "Misère et opulence".

A paraître en septembre chez « Lignes de repères » : « Plus de Capital au XXI è siècle », préfacé par Philippe Bilger.

Sa page Facebook et Twitter. A VOIR SUR LE WEB L'actualité économique en vidéo : Grève, prix du pétrole : les turbulences de Ryanair

   Pour la BCE, le commerce reste source d'inquiétude
   26/07/18
  Commentaires :

theodorum a écrit le 16/11/2016 à 15:20 : L'élection de Trump aux ÉTATS-UNIS comme le BREXIT anglais montrent que les peuples ne sont pas d'accord avec cette évolution qui n'avantage qu'une minorité dans les pays riches comme dans les pays pauvres. Mais il faut encore savoir quoi faire: je vous propose 3 mesures respectant la liberté d'entreprendre comme la volonté des peuples exigeant plus d'égalité : Le système libéral est perfectible. On peut remplacer cette solidarité boiteuse, source d'inflation, de chômage et d'inégalités par une solidarité véritable, en application de cette analyse ancienne. La mondialisation de l'Économie a changé la donne, comme l'avait annoncé Maurice Allais, rendant encore plus nécessaire une autre assise des charges sociales que celle des salaires. I -En instituant une part de solidarité par le moyen d'une taxe sur la valeur ajoutée de 20 % d'où il serait possible de déduire un SMIC amélioré assorti d'un crédit d'impôt, car nous produisons pour les autres mais notre droit sur leur production dépend seulement de la concurrence dans notre propre secteur. Si elle est forte notre droit à la production des autres est faible et inversement, quels que soient nos besoins et la capacité de les satisfaire. C'est archaïque , irrationnel ! 2 -Il convient aussi de calculer autrement les charges sociales et les impôts et de les détacher des rémunérations en les attachant aux volumes réels par la TVA. Les produits exportés, donc indisponibles, en seraient dispensés : les étrangers n'ayant pas droit à notre Sécu ni à nos retraites pourquoi les leur faire payer. Inversement les produits importés les supporteraient puisqu'ils sont disponibles pour notre consommation. L' ETAT Régalien n'a pas à discriminer son imposition selon la provenance ! De même, sur le plan interne, l'importance d'une part de marché conséquente ou de l'emplacement serait relativisée, car cessant de jouer sur l'incidence des charges, ce qui permettrait la cohabitation de petites et grandes surfaces dans toute l' Économie et mettrait fin aux phénomènes de concentration et désertification observés partout, causés par un système libéral individualiste. 3 - Enfin une indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % d'où on pourrait déduire un montant limité par salarié favoriserait une diminution du temps de travail que le Progrès permet et que la Concurrence empêche ! Et que ceux qui vendent plus emploient plus ! Plus une sous-mesure le partage d'une partie de la TVA , comme de la TIPP, de façon forfaitaire , rendant ces impôts justes, car progressifs.

vendredi 29 juin 2018

Lettre à un ancien condisciple de Philo

L'essentiel c'est le "vécu" !

Lire la suite...

- page 3 de 26 -