Réflexions sur l'économie

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mercredi 14 décembre 2016

Le Professeur Bauchet a changé d'avis sur la mondialisation

Mr Pierre BAUCHET

Journal La Croix

3, rue Bayard

75393 PARIS cedex 08

Monsieur,

Votre article du 26/01 dernier «  L' Abandon des pays pauvres » suscite de ma part quelques commentaires.

On ne peut en même temps aider publiquement le 1/3 Monde et accepter les délocalisations qui ruinent les emplois et donc les régimes sociaux et les finances publiques.

L'erreur fondamentale, qui remonte à une trentaine d'années,était bien résumée par la phrase de Jean Boissonnat dans La Croix en Mai 72, à propos de la grève du Joint Français qui voulait délocaliser à Malte : « Il faut savoir si on veut payer le prix de la solidarité ou pas, industrialiser le Tiers Monde ou pas  ». En fait le devoir de solidarité entre pays riches et pays pauvres, au lieu d'être financé par les riches des pays riches, était l'objet d'un détournement au détriment des ouvriers et au bénéfice des riches qui finançaient ces délocalisations et en confisquaient l'essentiel des bénéfices : « consommateurs, regardez les prix, oubliez le reste ! C'est-à-dire vos emplois, vos salaires, vos retraites  » .Concurrence égale division, Droite Gauche égale division !

Vous écrivez : Les grandes invasions modernes ne pourraient être endiguées que par le développement des pays les plus pauvres, et la crise de l' Economie Européenne atténuée par des exportations vers des pays en développement : la balance commerciale de l' Union Européenne n'est-elle pas devenue aujourd'hui positive ? »

Le malheur est bien là : nous les exploitons tellement par les délocalisations qu'ils n'arrivent même pas à nous payer, tout en nous vendant beaucoup et donc en ruinant nos finances

publiques par les emplois que nous perdons, et qui sont cent fois plus nombreux que les emplois que nos ventes nous procurent. 100 milliards d'excédent de la balance Européenne et 400 milliards de déficits budgétaires et sociaux Français, où est le bénéfice ? C'est bien l'impasse totale ! L' excès de concurrence ruine l' Économie Mondiale, comme nos économies internes, au profit de quelques milliers de milliardaires dans le Monde, et c'est tout le monde, petit monde compris, qui va rembourser pendant 13 ans la dette causée par cet aveuglement collectif ! Qui aura le courage, l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître ? Nous allons à la catastrophe, et tout le monde se tait, se terre ! Secouons-nous, réveillons-nous, car nous coulons !

L' excès de Concurrence ruine l' Économie, disait ma lettre au monde en 1984 et aussi « Le Progrès nous oblige à être généreux ou il se retourne contre nous ». Le marché ne suffit pas, le libéralisme ne marche pas, ne marche plus ! Le jour où le SMIG a été inventé en France, en 1955, nous étions déjà en société de consommation, et le problème principal pour les entreprises n'était plus de produire mais de vendre. Les salaires des manuels prenaient du retard et donc la consommation stagnait, et il fallait faire une politique de la demande et non une politique de l'offre ! Cela fait 40 ans que nous faisons le contraire de ce qu'il fallait faire. Nous appliquons à la politique économique des raisonnements individuels, domestiques, illogiques à l'échelle collective ! Un ménage sans enfants peut épargner plus pour sa retraite, mais dans un pays sans enfants ces économies ne seraient que du papier sans valeur, personne ne prenant la relève ! Epargner en temps de crise semble une bonne gestion de ses finances , collectivement la consommation diminue , le chômage s'accroît et les déficits publics augmentent.

Des changements importants, un virage à 90 °, sont nécessaires. Étudiez donc les 3 mesures que je développe par ailleurs, et vous verrez qu'elles répondent parfaitement aux problèmes posés. Personne au monde n'est capable d'y trouver une faille. Il ne s'agit pas de solutions-miracle, le seul miracle serait que les économistes et les élites acceptent simplement l' EVIDENCE qui pourvoie si bien à notre défaillance collective !

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations très distinguées.

mardi 13 décembre 2016

Au Figaro , pas d'accord avec Piketty !

Lorient, le 13 Août 2015.

                                    Le Figaro – 14 Bd Haussmann
                                    75438 Paris cedex 09   

Mesdames, Messieurs,

    Ci-joint copie de vos articles des 10 Février 2011 soulignant «  nos insupportables charges sociales »  et 29 Juillet 2015 «  En France, pour 100 €uros de salaire net... ». Cela me rappelle l'article « Le fonds des choses » de Pierre de Calan, ex PDG des chantiers de l' Atlantique, membre de l' Institut, dans La Croix du 13 / 11/91 :
    « L'activité ne reprendra, le chômage ne se réduira sensiblement que le jour où l'allègement des charges qui pèsent sur les entreprises permettra à celles-ci d'accroître leurs débouchés intérieurs et extérieurs sans qu'on leur administre les drogues – aux effets bénéfiques fugaces, aux effets pervers graves et persistants - de l'inflation et de la dévaluation. En économie comme en tout domaine, l'eau claire de la vérité ne se trouve pas dans les quelques flaques éparpillées sur la margelle. Il faut avoir l'intelligence et le courage de la chercher au fonds du puits. »
    Justement, concernant une alternative à ces charges, les économistes et  les journalistes se contentent souvent d'analyses superficielles. Exemple, vos 2 articles.
    Tableau du 29 Juillet 2015 –  Ce tableau de l'institut Molinari peut intéresser les consommateurs de chaque pays, mais n'apporte rien sur le problème de la compétitivité – problème capital qui requière toute notre attention -  compromise par  les charges sociales car il inclut la participation de l'impôt sur le revenu, qui , lui, n'entre pas dans le calcul des prix, auxquels la TVA s'ajoute !, et ne tient pas compte  des salaires nets très variables qui, eux, entrent dans ce calcul.
    Article du 10 Février 2011 «  Insupportables charges sociales... » -  Philippe Varin, comme Thomas Piketty, trouvent insupportable de faire peser l' essentiel – c'est faux – du financement de la solidarité nationale sur les seuls salariés. Mr Varin ne précise pas sa pensée. Piketty est opposé à la TVA sociale, et dissocie- à tort- les intérêts des salariés et ceux des entreprises. Ils semblent ignorer, tous deux, que les cotisations, qu'elles soient salariales ou patronales, entrent dans les prix et pénalisent également la compétitivité des entreprises, ce que ne ferait pas une TVA sociale – que refuse Piketty -  qui ne ferait que remplacer les cotisations et qui impacterait aussi les produits importés, ainsi que la robotisation. On ne voit pas les entreprises, qui y gagneraient, l' assise étant plus large, augmenter encore les prix, comme si la concurrence n'existait plus !
    C'est vrai que mon idée de partager également une partie de la TVA – comme de la TIPP -
leur était inconnue, alors que cela rend la TVA, non seulement juste, mais progressive et sans effet de seuil  injuste et stupide, chaque euro de gain participant au financement à tout niveau !
    Où je rejoins Piketty, c'est dans l'idée d'imposer, de façon indirecte et automatique,  les propriétaires disposant de revenus supérieurs car ne payant pas de loyer : ils paieraient plus de TVA sur une consommation supérieure. La Sécurité Sociale ne serait plus en déficit car les robots cotiseraient et les retraités plus riches, en consommant plus, aussi, rejoignant le vœu d' Alain Minc dont le père bénéficiait de l'exonération totale accordée aux longues maladies. Il serait exonéré de remboursement, comme avant, mais il contribuerait en fonction de ses moyens, donc de ses dépenses  en général !
    L' erreur monumentale est de sur- charger  le secteur productif de façon préalable et unilatérale, ce qui le handicape dans la compétition économique et favorise le bricolage- facilité par les 35 H – le travail au noir, la robotisation et les délocalisations. Cela part d'un méconnaissance crasse de l' économie et même de l'absence de bon sens, tout simplement ! On  enfonce ceux qu'on dit vouloir aider, car finalement il y a moins à partager,  et l'impôt d' après qui ne fait que boucher les trous est encore plus lourd ! Cet aveuglement tient  plus de la haine de la liberté et de la réussite des autres – qu'on peut très bien limiter financièrement - que de la compassion pour les perdants  !
    Conclusion – Nous avons tous intérêt à mettre fin à l'assistance  - 342 milliards de cotisations et 90 de CSG – et pour cela, «  aller au fonds des choses » , à fond, enfin !

Ode à la TVA !

Forum Économie de Boursier.com du 18 juin 2014

Les fonctionnaires, aussi, trouveraient du boulot ! ODE à LA TVA !

Un emploi de fonctionnaires, soit 200 % de son salaire net, c'est 40 % de charges en moins pour 5 emplois productifs, notez cela Mr Montebourg !
La solution ne consiste pas à diminuer les charges sociales sur salaires mais à les asseoir , quelque soit leur niveau sur les volumes de production, donc par la TVA .
Correction du caractère injuste de la TVA
Il suffirait d'en redistribuer une quote-part correspondant à ce qui serait payé par un Smicard et un complément par personne à charge.
Cette quote-part serait versée à tous les contribuables
et pourrait même servir de véhicule de redistribution d'allocations diverses familiales ou indemnités chômage et pourquoi pas retraites, dans la mesure où justement toute la production contribuerait à cette taxe, robots compris,une nouveauté.
Un des avantages d'un tel système étant qu'il n'y aurait plus d'effet de seuil où pour 1 ou quelques euros de revenu en plus on peut perdre des centaines d'euros de droits.
Un deuxième avantage étant qu'il n'y aurait plus besoin d'impôt sur le revenu reposant sur des déclarations plus ou moins sincères, avec la facilité de tricher pour les prestations payées en espèces. Donc, pas de triche possible.
Un troisième argument étant la faiblesse du coût de la perception assurée gratuitement par les entreprises, d'où un nombre beaucoup moins grand de fonctionnaires payés par l'impôt, donc grevant la compétitivité du secteur productif !
Un quatrième avantage serait une augmentation considérable de notre compétitivité à l'export car vendant déjà hors TVA ce serait donc aussi hors charges.
Cinquième avantage, ces charges seraient aussi payées par les produits issus de délocalisation, les rendant sans intérêt.
Sixième avantage, Employer coûterait deux fois moins cher  qu'avant !
Septième avantage, Travail au noir, bricolage et robotisation ne concurrenceraient plus le travail déclaré !

PS – Je ne suis pas anti fonctionnaire et ai de bons rapports avec les 4 professeurs de ma famille proche . C'est vrai qu'il n'y a pas de prof d' Économie parmi eux !

A propos du CICE.

Un des fondements de ma critique de l' Économie est la situation de solidarité malheureuse entre petites et grosses entreprises, que j'ai expérimentée, du fait de l'incidence très variable des charges sociales et des investissements, par rapport au chiffre d'affaires et de la possibilité ou non de pratiquer des prix d'appel suivant la quantité de produits vendus - exemple type : les stations-services ! -et selon la plus ou moins grande implantation sur le territoire permettant de lier la fixation de ses prix en fonction du degré de concurrence local.

De là ma taxe de 20 % rétablissant une vraie solidarité entre les concurrents sur un même marché du fait d'une incidence proportionnelle au chiffre d'affaires.Cette taxe, non seulement serait efficace et juste, mais elle ne coûterait rien à l' ÉTAT ! Et favoriserait énormément l'emploi !. Et n'est en rien incompatible avec la constitution Européenne !

De même pour le calcul des charges sociales qui deviennent proportionnelles au chiffre d'affaires !

Or le CICE ne tient aucun compte de cette situation ambiguë ! Les grandes surfaces, comme la Poste- qui augmente facilement sa tarification- , comme les professions réglementées vont recevoir des aides importantes dont elles n'ont pas besoin !

Il y a pire ! Les grandes surfaces, comme les grandes entreprises – sous-traitance = maltraitance – vont avoir la tentation de demander à leurs fournisseurs de partager cette augmentation de leurs marges ! Ce n'est même pas nécessaire souvent, ce sont les fournisseurs eux-mêmes,dans une situation désespérée qui leur feront des propositions, tellement la Concurrence fait la loi !

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