Réflexions sur l'économie

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jeudi 15 décembre 2016

Le chômage va augmenter dans le Monde pour l' OIT

Le chômage va encore augmenter dans le monde d'ici 2019, estime l' OIT !

Le chômage va encore augmenter dans le monde d'ici 2019, estime l'OIT


(Boursier.com) le 20 1 2014 à 9h56 . Sombres prévisions pour le marché de l'emploi mondial. Dans une note publiée mardi, l'Organisation internationale du Travail (OIT) estime que le nombre de personnes au chômage va augmenter de quelques 3 millions cette année et de 8 millions supplémentaires dans les quatre années suivantes, alors qu'il s'établissait déjà à 201 millions en 2014...

Fortes disparités

En France, la tendance serait plutôt à la stabilisation avec un taux de chômage se situant entre 9,9% et 10% sur la période 2014-2017 après 10,4% en 2013. En zone euro, la Grèce fera encore partie des pays où il est le plus élevé : il se situerait toutefois à 23% en 2016, après 27,2% en 2013. A l'inverse, l'Allemagne fait figure de bonne élève avec un taux de chômage attendu à seulement 4,9% d'ici la fin de l'an prochain, contre 7,1% en 2010.

Les jeunes restent en première ligne

Comme le FMI, l'OIT rappelle les effets bénéfiques de la baisse des cours de pétrole sur l'emploi, qui seront toutefois insuffisants pour compenser la lente reprise économique... Or, pour combler le déficit de postes perdus depuis le début de la crise, l'OIT estime qu'il faudrait créer 280 millions d'emplois supplémentaires d'ici 2019. Cette année encore, l'OIT s'alarme particulièrement de la situation des jeunes, dont le taux de chômage est trois fois plus élevé que la moyenne, se situant à 13% en 2014, et ce, en dépit d'une nette amélioration de l'enseignement partout dans le monde.

Les inégalités de revenus retardent la reprise

L'OIT attire l'attention sur un point en particulier : Au-delà de la lente reprise économique, les inégalités de revenus se sont creusées, pesant sur le marché de l'emploi. Lundi, l'ONG Oxfam a justement publié une étude qui montrait que d'ici deux ans, les 1% de personnes les plus fortunées détiendrait plus de la moitié des richesses mondiales. L'OIT note en effet que, suite à la crise, les demandes d'emplois se sont concentrées aux extrémités de l'échelle. Conséquence : "les travailleurs relativement formés qui occupaient habituellement ces emplois moyennement qualifiés sont désormais contraints de briguer des postes faiblement qualifiés", déplore l'OIT, qui recommande notamment de soutenir les investissements des entreprises en faveur des politiques de l'emploi...

Marianne Davril — ©2015, Boursier.com

16 réactions à cet article : participez à la discussion

    1. person à 10h03

    Merci d'avoir la gentillesse de bien vouloir transmettre le dossier à Messieurs Hollande et Sapin...

    2. skibull à 10h42

    ça devrait simplifier la prochaine présidentielle!!!! youpi

    3. squarcio à 10h47

    ONU, nous dit que la pauvreté a diminuée de façon importante.

    Oxfam, en fait Attack, ONG bien connue, nous donne des chiffres pour le moins bizarres en nous faisant la pub pour des pays extraordinaires.

    Russie et Cuba sont des pays formidables, le Maroc une démocratie éclairée, Israël n'existe pas mais il y a un pays qui s'appelle "la Palestine occupée".

    J'en ai assez de ces infos, tronquées, pratiquement jamais recoupées. De qui se moque t on?

    4. squarcio à 10h50

    Sommes nous un pays de moutons dirigé par Panurge?

    Ou est le véritable travail journalistique. Si celui-ci se résume a du coupé/collé, ne pas se lamenter si les non véritablement informés, se renseignent par eux même.

    5. kedmond à 10h54

    plus le chômage augmente et plus on donne des sous aux entreprises.
    cela se dit corréler des statistiques.
    Les entreprises se frottent les mains la tendance est bonne.

    6. MKRL à 11h07

    Oui sauf que le nombre de consommateurs se réduit comme peau de chagrin et d'ici quelques années même les grands groupes seront touchés, et là ça fera très mal...

    7. La censure... à11h34

    Le chômage reste un problème politique. Face à la mondialisation et au libre échange tous azimuts, le choix du maintien d'un pouvoir d'achat fictif de ceux qui ont un travail mais qui financent d'une façon ou d'une autre le traitement social du chômage n'est certainement pas la solution qui permettra une amélioration durable. Pour redonner aux jeunes leur place dans la société, il faudrait un courage politique qui n'existe pas actuellement.

    "Un politicien pense à la prochaine élection. L'homme d'Etat, à la prochaine génération." (James Freeman Clarke)

    8. theodorum à 14h19

    Le Progrès ne crée pas de richesse. Il crée un gain de temps qui n'est de l'argent que par la Plus-value qu'entraîne une plus grande production ou une moins grande quantité de travail à payer par licenciement d'une partie de la main d'oeuvre employée, gain partagé avec les consommateurs par baisse du prix de vente. D'où l'expression «  Le temps c'est de l'argent ».
    Cela fait l'affaire des actifs en place et ignore la demande des chômeurs et des exclus.
    Il faudrait inverser le processus !

    9. nathanael451 à 14h25

    En recommandé AR surtout.

    10. theodorum à 14h28

    Un seul moyen : l'indexation obligatoire de la masse salariale sur 50% de la valeur ajoutée, avec une retenue de 2 fois le SMIC maximum par emploi sur cette taxe. Quand celle-ci augmente, l'embauche ou (et) la hausse des salaires doivent suivre !
    Offre et demande vont alors de paire !
    Et le consommateur - qui doit partager sa royauté - arbitre ! Tout est relatif !
    Finis les gros salaires des footballeurs, la masse salariale devenant plus importante que la publicité!
    2 autres mesures suffisent !

    11. theodorum à 14h38

    Il faut aussi neutraliser les concurrences déloyales du travail au noir, du bricolage - facilité par les 35 H - de la robotisation - qui produit beaucoup mais ne crée pas de demande, ce qui nous manque le plus , au contraire en supprime beaucoup, directement par les emplois remplacés et indirectement par les charges économisées - et les délocalisations , produisant beaucoup (70 h/semaine) et consomment peu ( salaires dérisoires), en fait comme les robots !
    La demande étant confisquée par...

    12. theodorum à 14h44

    ...des intermédiaires, ici et là-bas, repus et peu nombreux. L' essentiel de la demande a disparu ! Comme dans un trou noir, celui de la finance, en direction des paradis fiscaux !
    La solution? remplacer toutes les cotisations sociales par la TVA et la supprimer pour tout travail artisanal ou "domesticable" ! Il vaut mieux des gens qui ne paient pas de charges que des personnes entièrement à charge !
    La Tva serait réservée à la production manufacturée, et donc le bricolage perdrait son intérêt!

    13. theodorum à 14h54

    Et les robots cotiseraient et seraient beaucoup moins rentables les bénéfices se faisant hors taxe !
    L'erreur et la naïveté des 35 h a été , comme le nouveau compte pénibilité, d'oublier l'ouverture des frontières la panacée pour les fonctionnaires de Bruxelles, comme de Bercy, qui ne souffrent pas de la concurrence, en profitent seulement, oubliant que leurs rémunérations pèsent sur la compétitivité du secteur productif ! Même pas la reconnaissance du ventre !
    En fait, Ils vivent dans une bulle

    14. theodorum à 15h04

    Une 3ème mesure : une TVA de 20 % avec crédit d'impôt d'où les entreprises pourraient déduire l'équivalent du SMIC, TVA reprise - donc incluse - dans un 2ème temps dans les 50 % de la 1ère.
    Cette mesure complète la panoplie et reprendrait les rentes de situation - car les petits ont toujours fait le jeu des gros !-existantes : les rabais obtenus des fournisseurs par les gros par chantage, les meilleurs emplacements commerciaux, l'importation des produits issus de l'exploitation mondialisée!

    15. theodorum à 15h13

    Le chômage n'est pas du tout une fatalité, mais ces solutions ne font pas de cadeaux, finie l'hypocrisie générale, il s'agit de mesures cruciales qui ne sont acceptables de la part des élites en place, qui ont failli complètement, qu'en dernier ressort.
    Comme une prise de conscience de ses responsabilités.
    L' État doit prendre ses responsabilités, cesser de se cacher derrière les partenaires sociaux qui font passer leurs intérêts avant l'intérêt général.
    Elles combattent l' effet de serre aussi!

    16. theodorum à 15h18

    Pour reprendre une expression ancienne : c'est de réarmement moral dont nous avons besoin !

Déclin ou sursaut ?

Forum Économie de Boursier.com le 11 09 2014

"C'est l'heure du sursaut ou du déclin", pour Christian Noyer

Gouverneur de la Banque de France et membre du conseil supérieur des gouverneurs de la BCE

Par theodorum

C'est l'heure du déclin...de l'orthodoxie !


C'est une politique de la demande qu'il faut faire, grâce à une offre débarrassée de ses oripeaux ! Par le changement de l'assise des charges, par la TVA à la place des cotisations !
La baisse de l' euro entraîne un accroissement du coût des matières 1ères et du pétrole pour tous, alors que sa baisse ne profite qu'à une minorité qui ne se porte pas déjà si mal !
Alain Juppé répondait à Séguin et Giscard en 1995 " Un pays qui dévalue s'appauvrit ! ". Il rejoignait l'opinion de Jean Boissonnat qui écrivait le 25 Octobre 1988 dans la Croix : " Or, chaque dévaluation est un appauvrissement puisqu'elle signifie que nous vendons moins cher notre travail et que nous achetons plus cher le travail des autres."
Le très grand intérêt de remplacer les cotisations salariales et patronales - entrant dans les prix, augmentées de la TVA - par une taxe sur la valeur ajoutée est d'être supérieur à une dévaluation, en gardant ses avantages mais n'ayant pas ses inconvénients .
C'est cela le progrès !
Cela a un effet double ! il pénalise les importations et avantage les exportations qui sont débarrassées des charges : pourquoi faire payer des cotisations chômage et retraite à nos acheteurs étrangers puisqu'ils n'y ont pas droit ?
Pourquoi désavantager nos produits sur-chargés en les exposant à des concurrences sans charges ?

Le problème de l' État n'est pas d'abord un problème de dépenses excessives - elles le sont aussi, parce que l'on ne s'attaque pas aux causes, comme disait Maurice Allais, que sont, outre les délocalisations, le travail au noir, le bricolage, la robotisation ( qui multiplie les biens tout en pénalisant la demande - voir Francis Mer en 1999 dans Ouest-France ), le problème, notre problème c'est surtout un problème de recettes !
Comme disait Alfred Sauvy, major de Polytechnique comme Maurice Allais, le 4 Avril 1981, pensant aux socialistes qui pouvaient gagner la Présidentielle " Si on fait une politique de la demande, elle va s'en aller au dehors, c'est comme si on gonflait un pneu crevé, un enfant sait cela !"
Quoi de neuf 33 ans plus tard ? RIEN !!!!

Remarques générales sur mes 3 propositions.

1 – Pour ne pas pénaliser les investissements anciens la TVA à la place des charges baptisée TC

pourrait être irrécupérable fiscalement.

2 - Échanges UE = disparition totale des emplois dé-localisables : non, à cause de l'indexation obligatoire de la masse salariale hexagonale sur 50 % de la valeur ajoutée = taxe de 50 % sur excédent, + taxe charge de 25 %.

3 – Taxe carbone assez forte avec redistribution partielle forfaitaire = moins besoin d'exporter par

grosses entreprises, source principale de la dette ! 1 emploi créé, 50 de perdus !

4 – Moins besoin d'exporter = moins de CO2 = moins de réchauffement climatique !

5 – Fin de la robotisation par TVA sociale et CVAB de 50 % ! Houellebecq : «  La masse des imbéciles est incompressible » étymologiquement, imbécile = incapable de...

6 – La solution pour les régimes spéciaux comme pour les professions réglementées ne peut venir que d'une réforme totale et générale, non discriminatoire du mode de financement.

mercredi 14 décembre 2016

Le Professeur Bauchet a changé d'avis sur la mondialisation

Mr Pierre BAUCHET

Journal La Croix

3, rue Bayard

75393 PARIS cedex 08

Monsieur,

Votre article du 26/01 dernier «  L' Abandon des pays pauvres » suscite de ma part quelques commentaires.

On ne peut en même temps aider publiquement le 1/3 Monde et accepter les délocalisations qui ruinent les emplois et donc les régimes sociaux et les finances publiques.

L'erreur fondamentale, qui remonte à une trentaine d'années,était bien résumée par la phrase de Jean Boissonnat dans La Croix en Mai 72, à propos de la grève du Joint Français qui voulait délocaliser à Malte : « Il faut savoir si on veut payer le prix de la solidarité ou pas, industrialiser le Tiers Monde ou pas  ». En fait le devoir de solidarité entre pays riches et pays pauvres, au lieu d'être financé par les riches des pays riches, était l'objet d'un détournement au détriment des ouvriers et au bénéfice des riches qui finançaient ces délocalisations et en confisquaient l'essentiel des bénéfices : « consommateurs, regardez les prix, oubliez le reste ! C'est-à-dire vos emplois, vos salaires, vos retraites  » .Concurrence égale division, Droite Gauche égale division !

Vous écrivez : Les grandes invasions modernes ne pourraient être endiguées que par le développement des pays les plus pauvres, et la crise de l' Economie Européenne atténuée par des exportations vers des pays en développement : la balance commerciale de l' Union Européenne n'est-elle pas devenue aujourd'hui positive ? »

Le malheur est bien là : nous les exploitons tellement par les délocalisations qu'ils n'arrivent même pas à nous payer, tout en nous vendant beaucoup et donc en ruinant nos finances

publiques par les emplois que nous perdons, et qui sont cent fois plus nombreux que les emplois que nos ventes nous procurent. 100 milliards d'excédent de la balance Européenne et 400 milliards de déficits budgétaires et sociaux Français, où est le bénéfice ? C'est bien l'impasse totale ! L' excès de concurrence ruine l' Économie Mondiale, comme nos économies internes, au profit de quelques milliers de milliardaires dans le Monde, et c'est tout le monde, petit monde compris, qui va rembourser pendant 13 ans la dette causée par cet aveuglement collectif ! Qui aura le courage, l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître ? Nous allons à la catastrophe, et tout le monde se tait, se terre ! Secouons-nous, réveillons-nous, car nous coulons !

L' excès de Concurrence ruine l' Économie, disait ma lettre au monde en 1984 et aussi « Le Progrès nous oblige à être généreux ou il se retourne contre nous ». Le marché ne suffit pas, le libéralisme ne marche pas, ne marche plus ! Le jour où le SMIG a été inventé en France, en 1955, nous étions déjà en société de consommation, et le problème principal pour les entreprises n'était plus de produire mais de vendre. Les salaires des manuels prenaient du retard et donc la consommation stagnait, et il fallait faire une politique de la demande et non une politique de l'offre ! Cela fait 40 ans que nous faisons le contraire de ce qu'il fallait faire. Nous appliquons à la politique économique des raisonnements individuels, domestiques, illogiques à l'échelle collective ! Un ménage sans enfants peut épargner plus pour sa retraite, mais dans un pays sans enfants ces économies ne seraient que du papier sans valeur, personne ne prenant la relève ! Epargner en temps de crise semble une bonne gestion de ses finances , collectivement la consommation diminue , le chômage s'accroît et les déficits publics augmentent.

Des changements importants, un virage à 90 °, sont nécessaires. Étudiez donc les 3 mesures que je développe par ailleurs, et vous verrez qu'elles répondent parfaitement aux problèmes posés. Personne au monde n'est capable d'y trouver une faille. Il ne s'agit pas de solutions-miracle, le seul miracle serait que les économistes et les élites acceptent simplement l' EVIDENCE qui pourvoie si bien à notre défaillance collective !

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations très distinguées.

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