Réflexions sur l'économie

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jeudi 15 décembre 2016

Lettre à l' INSEE

« 233 prélèvements sur les entreprises, c'est trop pour la Cour des Comptes » Forum Boursier.com 20 07 16 

Ce qui a échappé aux experts ! Ils ont oublié de rapprocher développement des échanges et hausse de la dette !

Jean Boissonnat en 1972 à propos de la grève du joint Français de St Brieuc qui voulait délocaliser à Malte déclarait..." Il faut savoir ce que l'on veut, être solidaires ou pas, industrialiser le Tiers Monde, ou pas !"

Non seulement les asiatiques– pour l'essentiel, mais pas exclusivement – par la concurrence des produits qu'ils nous vendent,éliminent une demande consistante chez nous, mais, en plus, ne nous offrent, en remplacement, qu'une demande très faible – une bonne partie de la demande est confisquée par une minorité d'intermédiaires repus - tellement ils sont exploités et peu payés malgré des horaires triples des nôtres. Cela s'appellerait de la solidarité ?
Donc ils produisent beaucoup = nous perdons beaucoup d'emplois, bien plus que cela ne pèse en monnaie ( je dirais ...de singe, si cela n'avait pas de connotation raciste, mais ça dit bien la réalité )-cela a donc échappé à nos experts qui trop loin du terrain ne regardent que les montants monétaires, alors qu'à l'inverse nous leur vendons du luxe et de la technologie dont les montants pèsent – du fait des hauts salaires des ingénieurs et des ouvriers très qualifiés, infiniment plus que le nombre d'emplois que cela nous procure. Il y a là un effet de ciseaux ! Cela serait vrai même avec une balance créditrice.Or notre balance est déficitaire  !
Globalement nous gagnons un emploi quand nous en perdons 100 ! Et cela fait 40 ans que cela dure. Et, sans rien changer au modèle, benoîtement, on attend le retour de la Croissance – une croissance sans dette ? On n'en parle pas ! - sans remettre en question un modèle que les ETAS-UNIS veulent imposer au Monde, comme si tout allait bien et comme si la planète pouvait le supporter !

Bien sûr les délocalisations ne sont que la cerise sur le gâteau des concurrences déloyales que sont travail au noir, bricolage – facilité par les 35 h – et robotisation, toutes dispensées de charges !

Témoignage du 16/10/14 dans un grand journal Français recueilli par Éthique sur l' étiquette.

"Je suis Hong Chantan.J’ai 35 ans.Je travaille dans différentes usines de textiles au Cambodge depuis l’âge de 20 ans.
«Sur votre contrat, il est écrit que l’on doit travailler huit heures par jour, quarante-huit heures par semaine, selon les standards de l’Organisation internationale du travail. Mais aucun travailleur ou travailleuse de sweatshop ne fait cela ! Notre quotidien, c’est plutôt douze heures par jour, six jours voire six jours et demi sur sept, même les jours fériés. Et bien évidemment, sans aucun congé payé. Je n’ai pas de vie, pas de mari. J’habite dans un petit studio de 12 mètres carrés à vingt minutes à pied de l’usine avec toute ma famille qui m’a rejointe. On le loue 50 dollars par mois. Cinq de mes sœurs se tuent aussi à la tâche à l’usine. Je me lève tous les jours à 5 heures pour me préparer à manger. Je finis à 20 heures, je passe au marché, on mange et on se couche à 22 heures, terrassées par la fatigue. Depuis que le salaire minimum dans le textile est passé à 100 dollars par mois en 2013, je gagne avec les heures sup, 140 dollars par mois. Impossible pourtant de manger correctement, d’avoir des enfants et encore moins d’épargner. Le midi, on a une pause d’une heure. Les ouvrières "riches" peuvent parfois s’acheter un en-cas à moins d’un dollar.

« Je couds depuis 2007 des pantalons dans l’usine Chang Sheng, qui produit pour le groupe Inditex (Zara) dans une usine. Il n’y a aucune sécurité, aucune hygiène, on est comme des poulets élevés en batterie. Quand on veut aller aux toilettes, on est mal vu. Les contremaîtres, tous chinois, nous insultent, ils nous disent : "On vous paie pas pour aller pisser." On ne peut s’absenter plus de cinq minutes. On n’a pas le droit de parler. Au bout de trois fois, on nous suspend pour une journée de travail. Ils nous traitent d’incultes, de paysannes, d’ignorantes. Ils nous disent que si on n’est pas content(e)s, d’autres attendent à la porte pour être embauché(e)s. Le confinement est total. Les fenêtres sont voilées pour éviter qu’on nous voie ou qu’on fasse passer de la marchandise. On se touche quasiment entre nous. Impossible de circuler : les allées sont bourrées d’habits cousus ou à faire. La chaleur est accablante, la ventilation défaillante. L’odeur d’égouts, de toilettes, reflue en permanence. La cadence est infernale. Et, pour ceux qui travaillent notamment sur les jeans, les solvants, les pesticides et autres produits chimiques provoquent des malaises, des maladies. En 2011, plus de 2 400 ouvrier(e)s se sont évanoui(e)s d’épuisement au Cambodge.» Christian Losson. Libération 16 Oct. 2014 »

3 000 entreprises au cœur de l'économie française - Hervé Bacheré – INSEE 15 Mars 2016. « L'essentiel de l'activité économique des secteurs principalement marchands est porté par un nombre restreint d’entreprises. En 2013, sur les 3,3 millions d'entreprises, 3 000 concentrent 52 % de la valeur ajoutée, 70 % des investissements et 83 % des exportations. Cet ensemble est constitué principalement de grandes entreprises (240) et d'entreprises de taille intermédiaire (2 030), mais compte aussi des PME, y compris des microentreprises. 40 % de ces 3 000 entreprises sont industrielles et réalisent 57 % des exportations. »

Il ne suffit pas de « mesurer pour comprendre » ! Moins de concurrence, plus de solidarité !
Si mon raisonnement est juste, si nous perdons 100 emplois quand on en gagne 1, ces 3000 entreprises nous ruinent et sont à la source de la dette. Les millions d'emplois perdus représentent des milliards de cotisations perdus et en plus ils génèrent des milliards d'€ de dépenses en assistance. Où est le bénéfice ? Où est l'intérêt général ?
On ne peut exporter sans importer, il s'agit donc d'importer moins pour ne pas avoir besoin d'exporter plus. Il s'agit surtout de ne pas importer ce que l'on est capable de fabriquer: pour cela le meilleur moyen est de lier par la loi valeur ajoutée et emploi par indexation de la masse salariale sur celle-ci. Et de remplacer les cotisations par la TVA !
Il ne s'agit pas d'interdire mais de ne plus favoriser. Il faut que l'on ait intérêt à employer, phrase reprise par Edouard Balladur lors d'une campagne électorale .De même pour le pétrole dont la TIPP doit être augmentée et partagée pour que tout le monde soit contraint à l' économie, réchauffement climatique catastrophique oblige ! Voilà un financement pour la nouvelle donne énergétique !

En 1981 Mitterrand pensait aussi à taxer la valeur ajoutée !
Un des moyens de favoriser l'emploi et de diminuer la concurrence serait de modifier l'assiette des cotisations sociales comme je le suggérais en 1981, à quoi me répondit Jean Paul Bachy, de la "Délégation nationale Travail emploi" - Secrétariat National du parti Socialiste :
"Votre projet rejoint d'assez près ce que nous proposons nous-mêmes. Depuis longtemps le Parti Socialiste en effet, et plus spécialement François Mitterrand, propose que les charges sociales des entreprises reposent non plus sur les salaires des employés, mais sur la valeur ajoutée qu'elles réalisent. Une telle mesure, ainsi que vous le suggérez vous-même, favoriserait beaucoup la création d'emplois."
En fait les socialistes ont butté sur le caractère injuste de la taxe sur la valeur ajoutée que leur allié, le Parti communiste, avait tant stigmatisé en le Baptisant "Tout Va Augmenter ".
Or, ce problème pouvait être résolu par une redistribution générale, partielle et forfaitaire – égalitaire - de cette taxe lui donnant un caractère juste et même progressif proportionnel aux revenus. Bien sûr on n'apprend pas ça à l'école, même grande !
Conclusion : Non seulement nous sommes les champions des impôts avec 223 sangsues qui saignent nos entreprises, mais en plus nous pratiquons la charité envers le Tiers monde sans nous apercevoir que c'est, en fait, une minorité qui tire les marrons du feu ! Nous pratiquons donc un protectionnisme à l'envers ! Il faut croire que nos entreprises sont très performantes pour encore exporter !
Or la TVA à la place des charges les avantagerait encore ! Sauf que le marché intérieur serait à l'abri et qu'on ne pourrait plus les accuser de nous ruiner en nous obligeant à importer aussi !
Heureusement le contrôle de la valeur ajoutée par indexation de la masse salariale à hauteur de 50 % permettrait à l' ÉTAT d'en profiter aussi. Ce serait bête de vendre en dessous du marché  mondial !
Libérés de ce qui a causé la dette nous pourrions, enfin, aider le Tiers Monde par des prêts sans intérêt, pour qu'ils produisent...pour eux et ...chez eux ! Il est indécent et naïf – là encore une solidarité irresponsable - sous prétexte de regroupement familial d'accueillir des populations à qui on ne peut donner du travail, ce qui nous coûte très cher et nous empêche de les aider vraiment ! Il vaudrait mieux aider ceux qui sont là à repartir. Du bon sens ! Nos dirigeants, comme des « dieux » , seraient-ils «  tombés sur la tête ? »
Grâce à un 2ème contrôle de 20 à 30 % de la valeur ajoutée, inclus dans les 50 % mais à calculer en 1er, assorti d'un crédit d'impôt et dont on pourrait déduire 1 SMIC, crédit d'impôt non déductible des 50 % pour éviter le scandale des intermittents du spectacle et réservé aux salariés pour éviter les investissement superflus par multiplication d'entreprises, donc d'investissements inutiles, on ajouterait un supplément d'homogénéité dans le marché, et donc l'arrêt de l'inflation comme du chômage !
Les fonctionnaires seraient enfin libérés et seraient sûrs de trouver du travail, le secteur privé assurant aussi la sécurité et la liberté, les entreprises ayant besoin de plaire à leurs salariés autant qu'aux consommateurs !

Vive l'émulation, à bas la Concurrence ! Lettre au Monde du 16 Avril 1984

VIVE L' ÉMULATION, A BAS LA CONCURENCE !

NON ! La croissance n'est pas nécessaire pour le plein emploi. Le Chômage résulte de la conjonction du progrès technique et de la Concurrence. Il faut tout donner au consommateur, pourquoi ne diminuerait-on pas la durée du travail ? ( pour tous ). Mais on ne peut le faire et laisser jouer intégralement la Concurrence.

Car le Progrès technique permet ou de produire plus avec les mêmes emplois ou de produire autant avec moins d'emplois ou autant avec les mêmes emplois et une durée du travail moindre. Quand déciderons nous que nous produisons assez ? Demain ? Mais de quoi ne produisons nous pas déjà de trop ? Mettrons nous le Progrès au service de l'homme ou l'homme sera-t-il toujours écrasé par le progrès ? L' Économie est-elle faite pour l'homme ou l'homme pour l' Économie ?

Si la concurrence fait trop baisser les prix, en cas de surproduction, l' ÉTAT a le devoir d'y mettre un frein. J'ai calculé que maintenir 25.000 emplois en Lorraine coûterait 15 centimes de plus le Kg de fer ( 25.000 fois 100.000 Frs, soit 2,5 milliards de Frs pour 17 millions de tonnes d'acier par an en France), soit 10 centimes environ pour un fer à repasser et 50 Frs pour une voiture. Si l' ÉTAT taxait l'acier de 15 centimes par Kg pour sauver 25.000 emplois et l' Économie de toute une région, qui y trouverait à redire ?

Cela a-t-il un sens de demander à 25.000 adultes de se reconvertir, quand les jeunes qui sont plus aptes à des emplois nouveaux ne trouvent pas de travail ?

La Concurrence est utile quand il s'agit d'empêcher les profits abusifs, elle est nuisible quand elle ne respecte pas les producteurs. Augmenter le pouvoir d'achat du consommateur, d'accord, mais priorité à des salaires corrects et à des emplois pour tous. L'emploi et les salaires ne doivent pas dépendre des prix, c'est l'inverse qui est juste ! LA CONCURRENCE QUAND ELLE VA TROP LOIN RUINE L'ÉCONOMIE !

L' ÉTAT doit prendre ses responsabilités, promouvoir la justice et non faire du social, fixer des règles à l' Économie et non s'y soumettre ! Non, pas tout faire bureaucratiquement, mais décider un minimum de mesures vraiment radicales, faciles à mettre en œuvre et à contrôler.

Ne mettons pas la charrue devant les bœufs. Ce qui est vrai des sidérurgistes l'est aussi des paysans, des chantiers navals, de la construction automobile, etc...etc... On peut estimer que les rémunérations sont insuffisantes quand l'offre dépasse la demande, et, si c'est le contraire, ce sont les consommateurs qui en sont les victimes. Il faut assurer à tous un revenu minimum décent, indépendamment de la loi de l'offre et de la demande, aux travailleurs salariés ou indépendants. Ce minimum doit être pour chacun indépendant de sa propre production, car constituant sa part de la production des autres.

Le problème principal qui se pose à nous n'est pas de rater ou pas le train du progrès, c'est de l'aiguiller dans la bonne direction, c'est-à-dire mettre enfin l' ÉCONOMIE AU SERVICE DE L' HOMME, DE TOUS LES HOMMES ! Il n'est pas nécessaire de se prosterner devant une nouvelle idole, d'accroître les moyens de produire toujours plus, nous produisons déjà assez pour tous. Il faut surtout empêcher certains de produire à la place des autres, chez nous et à l' extérieur : il faut protéger le droit des plus pauvres au travail et à la dignité. Il faut les aider à produire pour eux. ( et chez eux ! )

NE REFUSONS PAS AUX PAUVRES D'ICI ET D'AILLEURS CE QUE NOUS SOMMES CAPABLES DE LEUR DONNER AUJOURD'HUI. LES PROGRÈS DÉJÀ RÉALISÉS NOUS ACCULENT À ÊTRE GÉNÉREUX. ET SI LA CONCURRENCE, EN PESANT SUR LEURS SALAIRES, DIMINUE EXCESSIVEMENT LEURS DROITS À CE PARTAGE, NOUS DEVONS L'EN EMPÊCHER, NOUS, C'EST-À-DIRE L' ÉTAT !

Un commerçant performant .

Lettre au Journal Le Monde du 16 Avril 1984

Sauvy préconisait aussi de compléter le SMIC par une aide publique !

Forum Économie de Boursier.com le 17 Mai 2014

Fiscalité : 1, 8 million de ménages exonérés d'impôts sur le revenu

Idées en ligne avec nos 2 meilleurs penseurs du 20 e Siècle !

Sur la participation de la solidarité nationale pour un salaire minimum protégeant la compétitivité, je viens d' apprendre qu' Alfred Sauvy préconisait la même solution.
"D'après Michel Godet, Professeur au CNAM, dans le Pélerin du 8 Mai dernier, Alfred Sauvy écrivait " La rigidité éliminatoire qui résulte du salaire minimal peut être compensée par une prime ou subvention accordée, soit au travailleur, soit à l'entreprise pour le dédommager d'accorder le salaire minimal aux travailleurs sous-productifs ".
C'était aussi la recommandation d'un groupe d' économistes de réputation mondiale dans un rapport au Sénat du 31 Mars 1994 qui préconisaient une subvention non hiérarchisée par emploi de façon à maintenir un certain niveau de vie pour les salariés moins qualifiés et aussi la compétitivité des entreprises, de toutes les entreprises.
Ils reprenaient mon idée exposée dans ma lettre au Parti Socialiste le 23 Mars 1981 et communiquée aussi en 1986 à un Prof d' économie de la faculté de Rennes.
De même que j'ai été rassuré longtemps après de constater que Maurice Allais avait fait la même analyse du commerce avec les pays sous-développés, de même je suis ravi d'apprendre qu'un penseur éminent comme Alfred Sauvy, major de Polytechnique, comme Maurice Allais , avait émis la même remarque d'une portée capitale.
Mais ils sont rares ceux qui restent simples dans ces circonstances : ils ont un idéal et se donnent des buts très hauts qui les rendent humbles devant la difficulté de la tache !
Mon apport a été d'imaginer des solutions concrètes en application de ces principes à partir de mon expérience de responsable d'entreprise.
Cela peut paraître trop beau alors qu'on nous demande, à nous les lampistes, de se serrer la ceinture et de travailler jusqu'à 70 ans, pendant que les responsables de la situation se portent bien et ne partagent pas beaucoup ! Mais c'est très logique et il n'y a rien d'autre de crédible. Même pas 8 jours après l' INSEE dément la reprise annoncée par le Président !

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